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Manger bio Isère

Par opportunisme ou conviction, Il faut y aller

Selon Vincent Rozé, président de " Mangez bio Isère ", " il faut encourager le développement de l'agriculture biologique du département, car les débouchés existent ".
Par opportunisme ou conviction, Il faut y aller

30 %. C'est l'augmentation que connaît chaque année « Mangez bio Isère », l'association créée en 2005 par des agriculteurs isérois qui voulaient approvisionner la restauration collective en produits bio (ou en conversion) en direct de leur ferme. Aujourd'hui, la structure qui fournit des collèges, des cuisines centrales du conseil départemental de l'Isère, des restaurants d'entreprise, des cuisines centrales de communes, et qui emploie sept salariés, bientôt neuf, a réussi son pari.  « Nous sommes portés par le marché », reconnaît le président, Vincent Rozé, à l'occasion de l'assemblée générale de la structure le 13 avril au couvent des Carmes à Beauvoir-en-Royans. « Nous avons bénéficié d'une dynamique initiée par la région Rhône-Alpes qui était « Mangez bio et local en entreprise » et qui a permis le développement que nous connaissons ».

« Produire ce que les consommateurs veulent acheter »

Pour Vincent Rozé,  l'avenir s'annonce « radieux ». Il invite les agriculteurs qui seraient intéressés à se lancer dans la démarche, car les débouchés existent. « Il faut produire ce que les consommateurs veulent acheter. Que ce soit par conviction ou par opportunisme, il faut y aller. Il faut que la profession agricole regarde l'évolution des habitudes de consommation et qu'elle entre de plain pied dans la production biologique », insiste le président. Dans le contexte agricole actuel, où nombre d'agriculteurs n'arrivent pas à vivre de leur travail, il estime que le fait que l'outil appartienne à la profession permet d'établir des prix de vente qui facilitent la rémunération des producteurs. Pour autant, il estime que « rien n'est jamais gagné d'avance et qu'il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Il faut sans cesse être à l'affût des opportunités qui peuvent se présenter ». Le président reconnaît que « l'ouverture du conseil coopératif de l'association à d'autres corps de métier que l'agriculture enrichit la discussion et favorise l'apport d'informations qui permettent de prendre les meilleures décisions ».

Isabelle Brenguier