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Périmètre de la noix de Grenoble

Pas de noix de Grenoble en Californie !

Usurpation d'appellation/Les infections de consommateurs canadiens par des noix californiennes soulignent l'ampleur des usurpations d'appellation, dont le comité interprofessionnel de la noix de Grenoble s'est saisi depuis quinze ans.
Pas de noix de Grenoble en Californie !
Suite au décès, le 7 avril, d'un Québécois ayant consommé un lot de noix californiennes écalées infecté par la bactérie E.Coli, le comité interprofessionnel de la noix de Grenoble (CING) rappelle qu'« il y a bien longtemps qu'une véritable noix de Grenoble n'a été exportée outre-Atlantique ». Une précision utile quand on sait, comme le regrette l'organisme en charge de la gestion de cette appellation d'origine contrôlée, que « les Canadiens ont, depuis longtemps, coutume d'appeler les noix qu'ils consomment des noix « de Grenoble » alors qu'elles n'en sont pas. Et pour cause : elles sont, le plus souvent, importées de Californie ». Le terme est devenu tellement générique outre-Atlantique que même l'agence canadienne d'inspection des aliments et le gouvernement du Québec parlent, dans leurs communiqués sur cette affaire, de « noix de Grenoble » pour désigner les noix incriminées dans les treize cas d'infection répertoriés depuis deux mois.
Le logo rouge, seule garantie d'origine
« La seule véritable noix de Grenoble est issue d'un territoire délimité par l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao) autour de la Vallée de l'Isère, de variétés sélectionnées et d'un savoir reconnu et contrôlé tout au long de la filière. Elle n'est distribuée qu'avec le logo rouge qui atteste de son origine et de sa qualité », rappelle donc le comité interprofessionnel de la noix de Grenoble, qui lutte contre l'usurpation de l'appellation depuis quinze ans, en lien avec le service juridique de l'Inao. « La tentative de dépôt de la marque « noix de Grenoble de Californie » (sic) par la California walnut commission a ainsi récemment pu être bloquée », se réjouit le CING.
« Des négociations sont en cours entre le Canada et l'Union européenne pour protéger les appellations d'origine de nos territoires, signale par ailleurs le comité. Mais l'attention semble aujourd'hui focalisée sur la feta et le jambon de Parme, même si la noix de Grenoble et la lentille verte du Puy sont également concernées ». Cette affaire souligne pourtant l'ampleur de ces usurpations d'appellations.
C.F.