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Vieux matériel

Pas de retraite pour les vieux tracteurs

Une nouvelle édition du défilé de vieux tracteurs aura lieu ce dimanche 7 juin. Les passionnés se préparent.
Pas de retraite pour les vieux tracteurs

Pour ces passionnés, le rendez-vous est devenu incontournable. Le désormais traditionnel - c'est la 6ème édition - défilé de vieux tracteurs allant de Montagnieu à Torchefelon compte de plus en plus de participants. 196 au dernier compteur, datant de 1960 pour le plus récent et de 1940 pour le plus ancien. Pour le président de l'association en charge de l'organisation de la manifestation, Olivier Tisserand, c'est un vrai succès. « A tel point que l'année prochaine, il faudra peut-être limiter les inscriptions », estime-t-il.

Toute la journée sera dédiée au défilé et au rassemblement de ces passionnés. Une vraie fête. Rendez-vous le matin, avec un trajet allant de Montagnieu à Saint-Victor-de-Cessieu. Déjeuner. Et poursuite du défilé, de Saint-Victor-de-Cessieu à Torchefelon. Sans voir l'opération, il est difficile de se rendre compte. « Le défilé représente cinq kilomètres de bouchon. Et, d'expérience, quand après la pause méridienne, les tracteurs repartent, le dernier n'est pas encore parti que le premier arrive », s'amuse Olivier Tisserand, qui constate aussi que les participants et les spectateurs viennent de plus en plus loin. « Des communes environnantes, c'est vrai, mais aussi de Savas-Mepin, de Soleymieu, de Domessin, de La-Motte-Servolex, en Savoie », précise-t-il.

Dès le plus jeune âge

Selon lui, les passionnés de tracteurs sont bien plus nombreux que ce qu'on pourrait croire. Parmi eux, de nombreux agriculteurs, à l'image de Vivian Armanet, de Châteauvilain, qui ne cache pas sa préférence pour les « McCormick Farmall », et qui a chez lui pas moins de 12 tracteurs. « C'est une passion que je partage avec mon fils et aussi avec ma femme. Une chance, car, si j'essaie de faire des échanges, j'en achète aussi de nouveaux, ce qui représente un budget annuel de l'ordre de 2 000 à 3 000 euros », indique-t-il. Mais cette passion rassemble aussi beaucoup de mécaniciens qui passent du temps à rénover. Et, dans les rangs, des retraités de ces professions, mais aussi des jeunes, qui se sont vus transmettre cette passion dès leur plus tendre enfance. Comme Olivier Tisserand, fils d'agriculteur, mécanicien dans l'âme et fonctionnaire territorial, qui a commencé à conduire un tracteur dès ses sept ans, et qui, pour répondre à la demande de ses cinq enfants, compte bien leur en acheter un à chacun.

Discrets

Pour ces collectionneurs, toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver et échanger, voir échanger des modèles. « A force de se rencontrer, on finit par se connaître. C'est un milieu au sein duquel règne une très bonne ambiance », explique Vivian Armanet. Et de souligner que les collectionneurs de tracteurs sont toujours discrets sur les modèles qu'ils convoitent : « Nous les dévoilons lorsque nous les avons achetés. Pas avant. Nous ne voulons pas nous les faire souffler. Mais une fois que l'affaire est menée, nous avons beaucoup de plaisir à les montrer ».

Isabelle Brenguier