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Plein feu sur les chaufferies collectives

La métropole grenobloise, les associations pour les économies d'énergie et les acteurs de la filière se sont mobilisées au Salon du bois de Grenoble pour aider les communes à s’équiper en chaufferies.
Plein feu sur les chaufferies collectives

Grenoble Alpes Métropole a vu grand pour son schéma directeur : -22% de consommation énergétique, -30% d'énergies fossiles et 35% d'énergies renouvelables à l'horizon 2030. Il se mettra en place en fonction des sources d'énergie prioritaires. « S'il peut se raccorder au réseau de chaleur, c'est à privilégier. Si une nappe phréatique est proche, mieux vaut favoriser la géothermie, ensuite le gaz et le bois énergie », explique Jérôme Buffiere, chargé d'accompagnement technique à l'Agence locale de l'énergie et du climat (Alec). Les collectivités et les entreprises doivent donc s'assurer de la performance de leurs matériels de chauffage ou envisager de le changer. Encore faut-il savoir à quelle porte frapper. Le Comité interprofessionnel bois-énergie (Cibe) visite des installations, conseille sur les futurs projets de chaufferie et renseigne sur le combustible utilisé. « On doit créer du lien entre acteurs et faire communiquer l'amont et l'aval des filières », explique Elodie Payen, chargée de mission au Cibe. Après avoir présenté son besoin, l'organisation porteuse du projet peut se faire financer une partie du projet. La métropole grenobloise est chargée de mettre en place le fonds Chaleur renouvelable par délégation de l'Ademe. Ce dernier aide à financer des projets de production de chaleur via la biomasse, le raccordement au réseau ou encore le solaire thermique. Sept projets sont déjà financés par le fonds de chaleur local.

Suivi régulier

Il ne suffit de mettre en place une chaufferie, il faut assurer un suivi de fonctionnement sur le long terme. « Les petites communes, une fois que le projet est mis en place, ont peu de moyens pour gérer l'installation », explique Julien Allirot, chargé de mission performance énergétique à l'Ageden. Afin d'améliorer la performance des chaufferies, l'Ageden mène des études auprès des maîtres-d'œuvre. Ces derniers ont été chargés de mener un suivi régulier de différents indicateurs tels que le rendement ou la consommation du bâtiment grâce à un logiciel informatique. « Au niveau des pratiques, c'est assez disparâte. Un seul maître-d'ouvrage sur les dix interrogés a fait un suivi mensuel sans difficulté. Cela a un impact sur la longévité et le vieillissement prématuré de l'installation », explique le chargé de mission. L'Ageden étudie donc la mise en place d'un autre système basé sur des relèves mensuelles.

Virginie Montmartin