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Intempéries

Pluies et solidarité en Nord-Isère

A Virieu, les fortes pluies qui se sont abattues sur le village ont fait déborder les ruisseaux, occasionnant des dégâts dans les habitations et les cultures.
Pluies et solidarité en Nord-Isère

Les intempéries survenues ces derniers jours en Isère ont particulièrement touché le nord du département, notamment en raison des orages durant la nuit des 6 et 7 juin, qui ont causé de gros dégâts.

C'est le cas dans le secteur des communes des Abrets, de Pont-de-Beauvoisin, de Virieu-sur-Bourbre ou de Brangues. Des inondations suite à des coulées de boues ont eu lieu à Passins et à Virieu.

Certaines cultures, qui n'étaient pas parvenues à un stade de développement suffisant, ont été endommagées. Le Gaec du Haut-Virieu a ainsi vu deux de ses parcelles abîmées par le ravinement. 5 000 m2 de cultures de maïs ont été dévastés dans une parcelle, tandis qu'une autre a été entièrement creusée de sillons.

A l'origine de cette coulée, plusieurs ruisseaux du bassin versant qui, en leur point de convergence, au niveau du déversoir tampon en amont de la commune de Virieu, ont emporté une grille provoquant des débordements dans la commune et dans les plantations.

« Si l'exploitation avait été en conventionnel, il y aurait eu plus de dégâts », déclare Hervé Annequin, qui appartient au même groupe  de TCS* que les associés du Gaec du Haut-Virieu, la famille Revol et Philippe Poncet. Les terres en non-labour offrent en effet une structure de sol plus solide dans laquelle la plante résiste. Le sol lui-même résiste mieux au ruissellement, « comparé à une terre qui vient d'être travaillée », poursuit l'agriculteur. « C'est un exemple dont on se serait bien passé, mais qui vient confirmer ce que nous pensions. »Les parcelles dévastées ne représentent qu'une infime partie des cultures du Gaec, pour autant elle ont fait l'objet de toute l'attention du groupe Isère sol vivant, animé par la chambre d'agriculture qui s'est réuni lundi dernier pour un tour de plaine sur les techniques de non labour.

Course automobile

« C'est comme si on avait roulé les maïs en sens inverse », observe David Rivière, éleveur voisin qui, comme les exploitants du secteur ont largement été sollicités pour venir en aide dans le village. « Le ruisseau a traversé le village, les habitations, les caves ont été prises dans un torrent de boues et de graviers. Heureusement, vendredi, il a fait très beau et il y a eu une grande solidarité. » Le village de Virieu-sur-Bourbre devait en effet accueillir une course automobile dimanche dernier, ce qui a pu se faire, tout le monde mettant la main à la pâte. Les tracteurs, chargeurs, bennes des exploitations, tout le matériel communal ont été mobilisés ainsi que le personnel communal, les agriculteurs actifs et retraités pour déblayer le village et racler les gravats.

ID

* Technique culturale simplifiée