Montalieu-Vercieu
Pour la première fois, il participe à un concours
CHAROLAISE/ Après avoir travaillé comme magasinier dans une concession agricole, Emmanuel Drevet a repris l'exploitation familiale, en tant qu'éleveur allaitant. Après trois années intenses, il participe cette année, pour la première fois, au concours de la fête de l'élevage.
C'est une ferme familiale vieille de quatre générations qu'Emmanuel Drevet a repris, en 2008, à Montalieu. Après avoir travaillé pendant huit ans comme magasinier dans une concession agricole, il prend un nouveau virage dans sa carrière. « J'ai fait des études pour travailler dans ce milieu-là, mais je n'avais pas forcément en tête l'idée de reprendre l'exploitation de vaches allaitantes de mon père. Il avait encore quelques années à faire avant de prendre sa retraite, alors je suis allé travailler à l'extérieur. Cela m'a permis de voir autre chose, avant d'affirmer mon envie de reprendre le flambeau », explique le jeune agriculteur.
Avec la dotation jeunes agriculteurs, il s'installe alors en tant qu'éleveur allaitant de vaches Charolaises, et possède environ 90 bêtes. Au-delà de vendre sa production en circuit de distribution classique, il vient de développer une activité de vente directe, « mais à petite échelle, de septembre à mai », précise-t-il. Et d'ajouter : « Je me suis aussi lancé dans la production de semence de maïs et de tournesol. Mon but est de trouver comment produire de la valeur ajoutée pour pouvoir continuer à vivre de ce métier. Pour l'instant, je préfère m'orienter là-dessus, plutôt que de construire ou rénover des bâtiments ».
Echanger avec ses confrères
Cette année, il participe pour la première fois au concours départemental d'élevage des 20 et 21 août, à Saint-Marcellin. « C'est aussi la première fois que je participe à un concours quel qu'il soit. L'objectif n'est pas de gagner un prix. J'y vais surtout pour échanger avec les autres éleveurs, car quand on reste chez soi, on ne voit pas les méthodes des autres », indique-t-il. Inscrit à Bovins croissance depuis deux ans, et adhérent au syndicat charolais départemental, il s'intéresse de près à la génétique, « pour toujours essayer d'améliorer le niveau. Tous m'ont parlé du concours, je vais pouvoir le découvrir de l'intérieur. En attendant, je m'entraîne à faire marcher les deux broutards et deux génisses que j'emmène, mais ce n'est pas facile », plaisante-t-il.
Pour lui, cette participation est aussi l'occasion de parler de son métier au grand public, « même si ce n'est pas ce que je recherche le plus en allant au concours, les gens doivent comprendre que ce qu'ils voient à la télévision n'est pas toujours fidèle à notre réalité ».
Un métier en constante évolution
En attendant, il porte un regard lucide sur l'avenir du métier et assure qu'aujourd'hui, « si on dit que l'agriculture est en profonde mutation, je pense au contraire qu'elle est en constante évolution, et doit prendre en compte des éléments qui n'existaient pas avant, comme les aléas climatiques ou encore les prix qui ne sont jamais fixés. J'ai connu l'époque où le maïs était à 90 euros la tonne et celle où il était à 180 euros la tonne... Nous n'avons pas de garanties pour l'avenir. Il n'y a plus beaucoup de gens qui ont une année d'avance en trésorerie ». Trois ans après son installation, et malgré les difficultés qu'il a pu - ou peut - rencontrer il ne regrette pas son choix. Et avance, avec un objectif en ligne de mire : « Je voudrais améliorer les conditions de travail et avoir plus de temps libre. Car même si mon père m'aide, il est à la retraite et je ne veux pas qu'il soit esclave du travail ».
Lucile Ageron
Avec la dotation jeunes agriculteurs, il s'installe alors en tant qu'éleveur allaitant de vaches Charolaises, et possède environ 90 bêtes. Au-delà de vendre sa production en circuit de distribution classique, il vient de développer une activité de vente directe, « mais à petite échelle, de septembre à mai », précise-t-il. Et d'ajouter : « Je me suis aussi lancé dans la production de semence de maïs et de tournesol. Mon but est de trouver comment produire de la valeur ajoutée pour pouvoir continuer à vivre de ce métier. Pour l'instant, je préfère m'orienter là-dessus, plutôt que de construire ou rénover des bâtiments ».
Echanger avec ses confrères
Cette année, il participe pour la première fois au concours départemental d'élevage des 20 et 21 août, à Saint-Marcellin. « C'est aussi la première fois que je participe à un concours quel qu'il soit. L'objectif n'est pas de gagner un prix. J'y vais surtout pour échanger avec les autres éleveurs, car quand on reste chez soi, on ne voit pas les méthodes des autres », indique-t-il. Inscrit à Bovins croissance depuis deux ans, et adhérent au syndicat charolais départemental, il s'intéresse de près à la génétique, « pour toujours essayer d'améliorer le niveau. Tous m'ont parlé du concours, je vais pouvoir le découvrir de l'intérieur. En attendant, je m'entraîne à faire marcher les deux broutards et deux génisses que j'emmène, mais ce n'est pas facile », plaisante-t-il.
Pour lui, cette participation est aussi l'occasion de parler de son métier au grand public, « même si ce n'est pas ce que je recherche le plus en allant au concours, les gens doivent comprendre que ce qu'ils voient à la télévision n'est pas toujours fidèle à notre réalité ».
Un métier en constante évolution
En attendant, il porte un regard lucide sur l'avenir du métier et assure qu'aujourd'hui, « si on dit que l'agriculture est en profonde mutation, je pense au contraire qu'elle est en constante évolution, et doit prendre en compte des éléments qui n'existaient pas avant, comme les aléas climatiques ou encore les prix qui ne sont jamais fixés. J'ai connu l'époque où le maïs était à 90 euros la tonne et celle où il était à 180 euros la tonne... Nous n'avons pas de garanties pour l'avenir. Il n'y a plus beaucoup de gens qui ont une année d'avance en trésorerie ». Trois ans après son installation, et malgré les difficultés qu'il a pu - ou peut - rencontrer il ne regrette pas son choix. Et avance, avec un objectif en ligne de mire : « Je voudrais améliorer les conditions de travail et avoir plus de temps libre. Car même si mon père m'aide, il est à la retraite et je ne veux pas qu'il soit esclave du travail ».