Quand l'énergie solaire prend le relais
Un chauffe-eau ancien et sous-dimensionné. C'est ce qui a conduit Denis Cian, éleveur de porcs et de vaches allaitantes au sein de la ferme de Courtenay à Roissard, dans le Trièves, à repenser son système de production d'eau chaude. En remplacement de son ancien matériel, il a investi, au printemps 2014, dans trois panneaux solaires (pour une surface totale de 6,9 mètres carré) et un chauffe-eau électrique. Car, pour faire tourner son atelier de transformation pour les porcs et les bœufs, son besoin en la matière est important. En amont, l'agriculteur a fait réaliser un diagnostic énergétique, qui incluait l'ensemble des consommations d'énergie directe dans l'exploitation. « La démarche du diagnostic est de calculer l'ensemble des consommations de l'exploitation poste par poste, et globalement, pour identifier les possibilités d'économie. C'est une étape indispensable pour s'assurer que le projet de l'agriculteur est rentable », précise Fabienne Guerraz, conseillère bâtiment et énergie à la chambre d'agriculture de l'Isère.
Retour sur investissement
Cette nouvelle installation a coûté 10 900 euros, dont 1 000 euros de diagnostic, mais elle a été aidée à 50 % (40 % au sein du Plan de performance énergétique* + 10 % parce que l'exploitation est située en zone de montagne). Le retour sur l'investissement était estimé à une dizaine d'années. Mais comme Denis Cian utilise davantage l'installation qu'avant, elle sera amortie avant. « Le chauffage solaire fonctionne en priorité. Le nouveau chauffe-eau de 400 litres prend le relais quand le temps le nécessite. Mais l'objectif est d'avoir le moins possible recours à l'électricité », explique Denis Cian. Cette nouvelle installation lui a permis de diminuer la consommation d'électricité pour le chauffage de l'eau de lavage et, donc de baisser ses charges d'exploitation.
* le PPE est aujourd'hui remplacé par le Plan pour la compétivité et l'adaptation des exploitations agricoles en Rhône-Alpes.