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Téléphonie mobile

Quel est notre niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques ?

Mesurer le niveau des ondes électromagnétiques, émises par les antennes relais de téléphonie mobile, en vue de les diminuer, c'est ce à quoi s'est employé un comité opérationnel, missionné par le gouvernement.
Quel est notre niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques ?
Une première mondiale. C'est en ces termes que François Brottes, député de la cinquième circonscription de l'Isère, a présenté, lundi 14 février à la préfecture, les premiers résultats d'une étude expérimentale sur le niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques des antennes relais de téléphonie mobile.

Des résultats rassurants
Outre sa casquette de député-maire de Crolles, il a endossé dans ce dossier celle de président d'un comité opérationnel, chargé par le gouvernement d'évaluer la possibilité d'abaisser le niveau des ondes émises par les antennes relais de téléphonie mobile. Six villes françaises (Grenoble, Grand-Champ, Courbevoie, Thiers, Kruth et Paris 15e) ont donc été choisies comme terrain d'expérimentation, et déterminer à quel degré leurs habitants sont exposés aux ondes électromagnétiques.
Ainsi, les premiers résultats démontrent que le niveau médian des ondes, sur l'ensemble des villes étudiées, est inférieur à 0,3 volts par mètre. Avec toutefois quelques disparités, car si les Grenoblois sont plutôt bien lotis avec des pics de 5 volts par mètres, à Courbevoie, le tableau est différent avec des mesures de 15,4 volts par mètre. Des données qui sont plutôt rassurantes et finalement, bien loin des normes pour la téléphonie mobile, établies par l'Organisation Mondiale de la Santé, qui se situent entre 41 et 61 volts par mètres.


Baisser au maximum les émissions d'ondes
Alors, est-il vraiment utile de diminuer les émissions d'ondes des antennes relais de téléphonie mobile ? « Personne ne dit qu'en-dessous de tel niveau, il n'y a plus aucun risque pour la santé. Les niveaux établis par l'OMS sont très différents de ceux des associations, argumente François Brottes. Tant que nous pourrons diminuer le niveau des émissions d'ondes électromagnétiques auxquelles les gens sont soumis, nous le ferons. Tout en veillant à conserver une bonne qualité de service ».
Et, c'est bien là tout l'objet de la seconde phase de l'expérimentation : pendant trois à cinq jours, au printemps, les opérateurs de téléphonie mobile réduiront la puissance de leurs émetteurs, tout en veillant à ce que la connexion des abonnés ne soit pas coupée. Cela permettra de savoir jusqu'à quel point le niveau des ondes émises pourra être baissé. Une donnée qui reste, pour l'instant encore, une inconnue.
Lucile Ageron