Bois énergie
Quelques règles à respecter pour préserver la qualité de l'air
Face à l'enjeu de santé publique que représente la présence de particules dans l'air, l'unité iséroise de la direction régionale de l'Environnement a formulé une série de recommandations pour limiter l'impact du chauffage au bois sur la qualité de l'air. En effet, bien utilisé, ce combustible ne contribue pas au réchauffement climatique.
Le plan particules issu du Grenelle de l'environnement l'a affirmé clairement : « Les particules sont considérées comme le polluant de l'air le plus dangereux pour la santé en France ». Or, comme l'a récemment rappelé l'association pour une gestion durable de l'énergie (Ageden) lors d'une formation à destination d'élus de communes forestières, « le secteur domestique contribue à hauteur de 34 % aux émissions de particules fines (les plus nocives pour la santé humaine), contre 31 % pour l'industrie, 21 % pour le secteur agricole et 14 % pour le transport ». Le chauffage au bois est le principal responsable des émissions de particules fines du secteur domestique. Mais « tous les systèmes de chauffage au bois ne sont pas équivalents en la matière. Une cheminée ouverte émet trente fois plus de poussières qu'un foyer fermé et 270 fois plus qu'une chaudière moderne ».
Même s'il « présente l'inconvénient d'émettre des polluants lorsque sa combustion est incomplète », « le bois n'a pas d'impact sur le réchauffement climatique, contrairement aux énergies fossiles comme le charbon, le fuel ou le gaz. Le gaz carbonique émis lors de sa combustion est, en effet, absorbé par les feuilles de l'arbre », a toutefois rappelé le chef de l'unité iséroise de la direction régionale de l'environnement, Jean-Pierre Foray, dans un document adressé aux mairies du département à la fin de l'automne.
Les préconisations de l'administration
Egalement sensible à la contribution du bois à « l'indépendance énergétique du pays », l'administration formule donc une série de recommandations pour faire un bon usage de ce combustible. « Des gestes simples et le respect de quelques règles de choix du combustible, du matériel et de son entretien permettent de limiter sensiblement les émissions de polluants, assurent les services de l'Etat. Si vous souhaitez vous équiper d'un appareil, choisissez un appareil normé, labellisé « Flamme verte » (ce label renforçant sensiblement les exigences des normes existantes), avec un foyer fermé, bien dimensionné à l'utilisation qui en est attendue, et faites appel à un professionnel pour s'assurer qu'il soit installé dans les règles de l'art.
Si vous êtes déjà équipé, entretenez soigneusement et régulièrement votre équipement, de préférence en faisant appel à un professionnel (faites ramoner votre cheminée au moins une fois par an).
Utilisez impérativement du bois sec et propre.
Empilez vos bûches et allumez le feu par le haut. Pour ce faire, il faut d'abord charger les bûches en croix en prenant le soin de laisser un peu d'espace libre entre elles, les grandes bûches en bas, les plus petites en haut. Puis placer sur les bûches un module d'allumage composé de quatre bûchettes en croix au milieu desquelles on pose l'allume feu. Il faut enfin ouvrir les entrées d'air au maximum et recharger rapidement le foyer sur un lit de braises. Une vidéo d'allumage par le haut peut être visionnée dans la rubrique Technique de chauffage du site internet de l'association Energie bois Suisse.
Surveillez bien l'aspect des cendres : elles doivent être blanches et pulvérulentes (c'est-à-dire qu'elles se réduisent facilement en poudre) ; de la vitre vitro-céramique : un noircissement important témoigne -entre autres- d'une mauvaise combustion ou d'une charge du foyer à un niveau trop bas ; des fumées : d'abord gris-blanchâtres puis grises ; des flammes : elles se développent alors avec une couleur jaune-orangé avant la formation de braises ; des suies : brûnatres et pulvérulentes ; du panache : grisâtre à l'allumage, il doit devenir quasiment invisible lorsque le feu est établi. Surveillez également l'absence d'odeur perceptible (hormis pendant le rechargement dans le cas d'appareils manuels).
Evitez de faire fonctionner l'installation à allure réduite. En effet, les émissions sont alors multipliées par un facteur deux à trois, voire jusqu'à sept dans certains cas ».
L'administration incite enfin à renouveler son équipement. « Deux nouveaux types d'appareils diminuant notablement l'émission de polluants atmosphériques sont d'ores et déjà disponibles. Il s'agit d'appareils équipés soit d'un catalyseur améliorant la qualité de la combustion, soit d'un électrofiltre qui retient une partie des particules émises. Leurs acquéreurs peuvent bénéficier en 2010 d'un crédit d'impôt de 40 % associé au remplacement d'un équipement ancien de chauffage au bois. » L'équipement en appareil de chauffage au bois ou à tout autre biomasse ouvre droit, quant à lui, à un crédit d'impôt de 25 %.
Une bonne isolation avant tout
Pour l'Etat, la priorité est toutefois « de réfléchir à l'isolation de l'habitation afin de réduire ses consommations énergétiques », car « l'énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas ». Une fois l'isolation améliorée, l'administration renvoie au guide pratique sur le chauffage au bois bûche édité par l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) avec le réseau associatif Info énergie Rhône-Alpes (et mis en ligne dans l'espace documentation du site internet de l'Ageden) pour choisir le système de chauffage le mieux adapté à sa situation.
Cécile Fandos
Même s'il « présente l'inconvénient d'émettre des polluants lorsque sa combustion est incomplète », « le bois n'a pas d'impact sur le réchauffement climatique, contrairement aux énergies fossiles comme le charbon, le fuel ou le gaz. Le gaz carbonique émis lors de sa combustion est, en effet, absorbé par les feuilles de l'arbre », a toutefois rappelé le chef de l'unité iséroise de la direction régionale de l'environnement, Jean-Pierre Foray, dans un document adressé aux mairies du département à la fin de l'automne.
Les préconisations de l'administration
Egalement sensible à la contribution du bois à « l'indépendance énergétique du pays », l'administration formule donc une série de recommandations pour faire un bon usage de ce combustible. « Des gestes simples et le respect de quelques règles de choix du combustible, du matériel et de son entretien permettent de limiter sensiblement les émissions de polluants, assurent les services de l'Etat. Si vous souhaitez vous équiper d'un appareil, choisissez un appareil normé, labellisé « Flamme verte » (ce label renforçant sensiblement les exigences des normes existantes), avec un foyer fermé, bien dimensionné à l'utilisation qui en est attendue, et faites appel à un professionnel pour s'assurer qu'il soit installé dans les règles de l'art.
Si vous êtes déjà équipé, entretenez soigneusement et régulièrement votre équipement, de préférence en faisant appel à un professionnel (faites ramoner votre cheminée au moins une fois par an).
Utilisez impérativement du bois sec et propre.
Empilez vos bûches et allumez le feu par le haut. Pour ce faire, il faut d'abord charger les bûches en croix en prenant le soin de laisser un peu d'espace libre entre elles, les grandes bûches en bas, les plus petites en haut. Puis placer sur les bûches un module d'allumage composé de quatre bûchettes en croix au milieu desquelles on pose l'allume feu. Il faut enfin ouvrir les entrées d'air au maximum et recharger rapidement le foyer sur un lit de braises. Une vidéo d'allumage par le haut peut être visionnée dans la rubrique Technique de chauffage du site internet de l'association Energie bois Suisse.
Surveillez bien l'aspect des cendres : elles doivent être blanches et pulvérulentes (c'est-à-dire qu'elles se réduisent facilement en poudre) ; de la vitre vitro-céramique : un noircissement important témoigne -entre autres- d'une mauvaise combustion ou d'une charge du foyer à un niveau trop bas ; des fumées : d'abord gris-blanchâtres puis grises ; des flammes : elles se développent alors avec une couleur jaune-orangé avant la formation de braises ; des suies : brûnatres et pulvérulentes ; du panache : grisâtre à l'allumage, il doit devenir quasiment invisible lorsque le feu est établi. Surveillez également l'absence d'odeur perceptible (hormis pendant le rechargement dans le cas d'appareils manuels).
Evitez de faire fonctionner l'installation à allure réduite. En effet, les émissions sont alors multipliées par un facteur deux à trois, voire jusqu'à sept dans certains cas ».
L'administration incite enfin à renouveler son équipement. « Deux nouveaux types d'appareils diminuant notablement l'émission de polluants atmosphériques sont d'ores et déjà disponibles. Il s'agit d'appareils équipés soit d'un catalyseur améliorant la qualité de la combustion, soit d'un électrofiltre qui retient une partie des particules émises. Leurs acquéreurs peuvent bénéficier en 2010 d'un crédit d'impôt de 40 % associé au remplacement d'un équipement ancien de chauffage au bois. » L'équipement en appareil de chauffage au bois ou à tout autre biomasse ouvre droit, quant à lui, à un crédit d'impôt de 25 %.
Une bonne isolation avant tout
Pour l'Etat, la priorité est toutefois « de réfléchir à l'isolation de l'habitation afin de réduire ses consommations énergétiques », car « l'énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas ». Une fois l'isolation améliorée, l'administration renvoie au guide pratique sur le chauffage au bois bûche édité par l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) avec le réseau associatif Info énergie Rhône-Alpes (et mis en ligne dans l'espace documentation du site internet de l'Ageden) pour choisir le système de chauffage le mieux adapté à sa situation.