Vallée du Rhône
Réhabiliter les friches industrielles pour protéger le foncier agricole
POLITIQUE/ Dernièrement, le président de la Région Jean-Jacques Queyranne, et Gérard Leras, conseiller spécial à la politique foncière, se sont rendus à Vienne, dans la vallée de la Gère. Objectif : voir comment la Ville réhabilite ses friches industrielles et lutte ainsi contre l'emprise de la ville sur les terres agricoles.
Reconquérir les friches industrielles et donner un nouveau visage à la vallée de la Gère. Voilà le projet qui a été présenté fin avril, à Jean-Jacques Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, Gérard Leras, conseiller spécial à la politique foncière et Marie-Odile Novelli, vice-présidente déléguée au logement, à la politique de la ville et aux solidarités.
Le maire de Vienne, Jacques Remiller et son homologue de Pont-Evêque, Daniel Cachet, ont conduit les élus sur plusieurs sites stratégiques de ces deux communes : l'usine Proplan, celle de Dyant, et l'ancienne usine textile de Bocoton. Une journée qui s'inscrit en droite ligne de la politique foncière de la Région. « En octobre, elle va voter une délibération complexe concernant le foncier. La Région va s'appuyer sur un diagnostic de territoire et des études de cas concrets. Le mot d'ordre principal est d'utiliser le foncier à l'intérieur des secteurs urbains, en réutilisant les friches de cœur de ville. Tout cela doit être fait afin d'éviter au maximum de consommer des terres agricoles et des espaces naturels », a expliqué Gérard Leras, pour justifier l'objet de la journée.
Allier environnement et habitat
Ces entreprises, aujourd'hui fermées, font partie de l'histoire de la construction de la vallée de la Gère. « C'est ici que battait le cœur de la ville. C'était le berceau de l'industrie viennoise, a d'ailleurs spécifié Jacques Remiller. Il y a quinze ans, il y avait une activité de draperie. Aujourd'hui, il faut reconquérir les berges et la rivière ». Ce à quoi Jean-Jacques Queyranne a ajouté : « Ici, l'imbrication entre l'habitat et ces friches industrielles est très forte. Il faut maintenant conjuguer les efforts de la Ville, de la communauté d'agglomération du pays viennois (CAPV), de l'Etat, du Conseil général et de la Région pour imaginer quels sont les projets à mettre en œuvre ».
Pour ces projets, la ville de Vienne et la CAPV ont sollicité l'établissement public foncier de l'ouest Rhône-Alpes (Epora*), dans le cadre de ses interventions sur les quartiers dégradés. L'Epora doit donc intervenir sur ses friches industrielles et travaille en partenariat avec l'agence d'urbanisme pour le développement de l'agglomération lyonnaise. Plusieurs scénarios ont été envisagés, notamment pour Bocoton, qui est considéré comme un enjeu majeur pour l'entrée de la vallée. La réflexion porte sur 6,5 hectares où un parc d'environ deux hectares et la construction de plus de 120 logements sont envisagés. « Il est important de créer un cadre de vie plus agréable pour la population. L'option paysagère et environnementale est indispensable car si l'on veut préserver le foncier agricole, il faut développer des espaces allliant environnement et habitat dans le cadre urbain », a conclu Gérard Leras.
Lucile Ageron
*Epora : établissement public d'État, spécialisé dans le domaine foncier, au service des projets des collectivités territoriales.
Le maire de Vienne, Jacques Remiller et son homologue de Pont-Evêque, Daniel Cachet, ont conduit les élus sur plusieurs sites stratégiques de ces deux communes : l'usine Proplan, celle de Dyant, et l'ancienne usine textile de Bocoton. Une journée qui s'inscrit en droite ligne de la politique foncière de la Région. « En octobre, elle va voter une délibération complexe concernant le foncier. La Région va s'appuyer sur un diagnostic de territoire et des études de cas concrets. Le mot d'ordre principal est d'utiliser le foncier à l'intérieur des secteurs urbains, en réutilisant les friches de cœur de ville. Tout cela doit être fait afin d'éviter au maximum de consommer des terres agricoles et des espaces naturels », a expliqué Gérard Leras, pour justifier l'objet de la journée.
Allier environnement et habitat
Ces entreprises, aujourd'hui fermées, font partie de l'histoire de la construction de la vallée de la Gère. « C'est ici que battait le cœur de la ville. C'était le berceau de l'industrie viennoise, a d'ailleurs spécifié Jacques Remiller. Il y a quinze ans, il y avait une activité de draperie. Aujourd'hui, il faut reconquérir les berges et la rivière ». Ce à quoi Jean-Jacques Queyranne a ajouté : « Ici, l'imbrication entre l'habitat et ces friches industrielles est très forte. Il faut maintenant conjuguer les efforts de la Ville, de la communauté d'agglomération du pays viennois (CAPV), de l'Etat, du Conseil général et de la Région pour imaginer quels sont les projets à mettre en œuvre ».
Pour ces projets, la ville de Vienne et la CAPV ont sollicité l'établissement public foncier de l'ouest Rhône-Alpes (Epora*), dans le cadre de ses interventions sur les quartiers dégradés. L'Epora doit donc intervenir sur ses friches industrielles et travaille en partenariat avec l'agence d'urbanisme pour le développement de l'agglomération lyonnaise. Plusieurs scénarios ont été envisagés, notamment pour Bocoton, qui est considéré comme un enjeu majeur pour l'entrée de la vallée. La réflexion porte sur 6,5 hectares où un parc d'environ deux hectares et la construction de plus de 120 logements sont envisagés. « Il est important de créer un cadre de vie plus agréable pour la population. L'option paysagère et environnementale est indispensable car si l'on veut préserver le foncier agricole, il faut développer des espaces allliant environnement et habitat dans le cadre urbain », a conclu Gérard Leras.
*Epora : établissement public d'État, spécialisé dans le domaine foncier, au service des projets des collectivités territoriales.