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Climat

Réduire les GES sans affecter l'écononomie, c'est possible

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) estime qu'on peut réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et ne pas compromettre la croissance.
Réduire les GES sans affecter l'écononomie, c'est possible

Réduire fortement les émissions mondiales de gaz à effet de serre « n'affectera pas significativement la croissance », affirment les experts sur le climat dimanche dans un rapport publié à Copenhague. Des efforts « ambitieux » de réduction de gaz à effet de serre feraient baisser de 0,06 point le taux mondial de croissance, estimé entre 1,6 et 3% par an au cours du 21e siècle, mais « plus nous attendons pour agir, plus ce sera coûteux », avance le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec). « Nous avons peu de temps avant que la possibilité de rester sous les 2°C ne disparaisse », déclare dans un communiqué Rajendra Kumar Pachauri, le président du Giec, dans la plus complète évaluation du changement climatique publiée depuis 2007.

Le Rapport de synthèse confirme que des changements climatiques sont observés dans le monde entier et que le réchauffement du système climatique est sans équivoque. Nombre des changements constatés depuis les années 50 sont sans précédent depuis des dizaines d'années, voire des millénaires. D'après Thomas Stocker, coprésident du Groupe de travail I du GIEC, «l'atmosphère et les océans se sont réchauffés, la quantité de neige et de glace a diminueé, le niveau de la mer s'est élevé et la concentration de dioxyde de carbone a augmenté jusqu'à un niveau sans précédent depuis 800 000 ans».

Vicente Barros, coprésident du Groupe de travail II du GIEC, indique que «l'adaptation est très importante du fait qu'elle peut être intégrée à la poursuite du développement et qu'elle peut contribuer à nous préparer aux risques, ce à quoi nous nous sommes déjà engagés du point de vue des émissions passées et de l'infrastructure actuelle». Selon le Rapport de synthèse, les évaluations quant au prix de l'atténuation varient, mais la croissance économique mondiale n'en serait pas affectée outre mesure. Dans les scénarios prévoyant une situation inchangée, la consommation - indicateur indirect de la croissance économique - continuera d'augmenter de 1,6 à 3 % par an au cours du XXIe siècle. Une atténuation ambitieuse permettrait de réduire ce taux de 0,06 point de pourcentage. Les experts du Giec estiment que «par comparaison avec le risque imminent d'une évolution irréversible due aux changements climatiques, les risques de l'atténuation sont gérables».

Avec Agrafil