« Remettre l'humain dans la PAC »
Pourquoi avoir quitter les JA pour s'engager dans la liste Renaissance ?
« On me l'a d'abord proposé. Ensuite, j'y ai réfléchi sérieusement. Les enjeux européens sont très importants autour de l'agriculture. L'Europe a besoin de stratégie, de méthode, d'idées et d'innovation par rapport aux sujets concernant l'alimentation et l'écologie. De plus, on entend souvent dire que les agriculteurs ne sont plus ou pas assez représentés en politique. Alors, avec mon passé syndical et l'opportunité qui m'était offerte, ça m'a semblé important de m'engager. »
Quelle direction défendez-vous pour la PAC ?
« Il faudrait déjà lui en donner une, de direction ! Elle manque aujourd'hui un peu de sens et les exerçants ont du mal à s'y retrouver. Où l'Europe veut emmener l'agriculture ? Ce n'est pas assez clair. Pourtant, la PAC est la seule politique qui peut redonner une direction claire. Historiquement, c'est elle qui dessine les mesures pour répondre aux attentes sociétales. »
Par où allez-vous commencer ?
« On doit déjà définir ce qu'est un agriculteur, et l'accompagner lui, plutôt que ses hectares. Comme l'a dit le président, on doit remettre l'humain est au cœur des débats, et bien on doit remettre de l'humain dans la PAC aussi. On ne doit pas se concentrer sur telle molécule ou telle autre au détriment de la protection de la population. Il ne doit pas y avoir de décision dogmatique et à l'emporte-pièce. On doit se fixer des objectifs de résultats et non pas de moyens pour avoir une politique efficace et protectrice face aux populations. L'alimentation et l'agriculture ne doivent plus être une monnaie d'échange dans les contrats commerciaux internationaux. »
Quel est le programme ?
Concrètement, on doit structurer les filières et se préoccuper du marché. On doit sécuriser le marché intérieur pour qu'on puisse s'en servir. Il faut aussi compter sur les Etats généraux de l'alimentation qui doivent ramener du revenu dans les fermes. Finalement, la PAC doit être une politique assurancielle, plus visible et plus solide financièrement pour que les exploitations résistent aux chocs économiques et écologiques. Le budget de la PAC doit donc être maintenu bien sûr ».
Pourquoi les agriculteurs doivent voter aux élections européennes ?
« Les enjeux climatiques ne peuvent être relevés qu'au niveau européen. On doit faire face avec les autres pays européens pour mieux protéger la population et l'environnement. Mais cela ne marchera pas si chaque pays le fait seul, de son côté. Et la liste Renaissance est la plus équilibrée, avec des membres qui souhaitent apporter leur pierre à l'édifice et faire évoluer les choses, quand c'est possible. »