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Saint-Joseph-de-Rivière : entre convivialité et pédagogie

Le comice de Saint-Joseph-de-Rivière n’avait pas eu lieu depuis 12 ans. L’édition 2018 a su montrer l’agriculture sous sa facette la plus joyeuse.
Saint-Joseph-de-Rivière : entre convivialité et pédagogie

Taille des mamelles, du trayon, hauteur de l'arrière-train... les deux juges du comice de Saint-Joseph-de-Rivière débattent de la meilleure vache à élire. Autour du ring, chacun essaie de faire son choix et d'encourager l'ami ou le collègue. Le comice n'avait pas eu lieu dans cette commune depuis 12 ans. Pourtant l'ambiance est toujours là, et les gens aussi. « C'est une journée conviviale. Le concours d'élevage retrace notre passion en fonction des âges des vaches qui défilent », raconte Dominique Guillet-Lomat, président du comice et éleveur laitier à Miribel-les-Echelles. Outre les présentations des bovins, le public est aussi invité à découvrir les différentes races et leur spécificité agricole. D'autres se sont plutôt promenés autour de la mini-ferme, cochons, chèvres et moutons compris, ou ont assisté aux démonstrations de coupes de bois. Pour que le show se déroule sans accroche, 60 bénévoles ont prêté main forte au président. Ce 26 juin,  70 bovins ont défilé pour le plaisir des spectateurs, des éleveurs et des juges.

Juger un comice

Venu de son exploitation située à Geyssans dans le département de la Drôme, Loïc Juven en est à son quatrième comice de la saison en tant que juge. Il a choisi de suivre la formation il y a quelques années. « J'aime échanger avec les éleveurs ainsi que l'ambiance et la proximité avec les gens. Le public est à un mètre de nous ! ». Derrière la fête, il y a aussi le classement des bovins. « On juge l'ensemble morphologique de la bête : sa finesse, sa taille, sa couverture musculaire... et bien sûr sa mamelle ». Chacun des classements est justifié au micro pour informer le public présent. « On juge différemment un petit comice et un concours national. Un éleveur présente aujourd'hui 7 ou 8 bêtes, donc il ne peut pas la préparer de la même façon que s'il n'en présentait qu'une seule ». La cuvée de la journée s'annonce bien. « Il y a de bons animaux aujourd'hui ». Mais la convivialité de l'évènement n'a pas su effacer les difficultés du quotidien des éleveurs. Entre le recensement des pertes causées par le loup durant l'été et la baisse de rémunération, les discussions n'étaient pas aussi légères que le ciel bleu du jour. Face aux officiels venus pour l'occasion, Dominique Guillet-Lomat l'a souligné : « On est usé ».

VM