Sud Isère
Sauvegarder le patrimoine viticole du Trièves
VITICULTURE/ Dans le Trièves, l'association Vignes et vignerons du Trièves travaille à la sauvegarde de cépages viticoles anciens. Ce projet né en 2008 a pour vocation de s'étendre encore. Prochaine étape souhaitée : l'installation de jeunes viticulteurs.
« Lorsque l'association est née il y a trois ans, ce n'était pas gagné car tout le monde pensait que ce serait perdu d'avance de mettre en valeur la vigne du Trièves. Cette dernière, cultivée par nos pères et nos grands-pères, est un patrimoine paysan que nous souhaitons maintenir ». Président de l'association Vignes et vignerons du Trièves depuis sa création en 2008, Gilles Barbe est le chef de file du projet.
7 000 m2 de vigne conservatoire
La semaine dernière, il a présenté aux adhérents de l'association et aux élus politiques tels que Gilles Strappazzon, conseiller général et chef de projet du CDRA (contrat de développement Rhône-Alpes), et Gérard Leras, conseiller régional et président de la commission agriculture du CDRA, les avancées de la démarche « pour vous faire toucher du doigt ce qu'il est encore possible de faire ».
Aujourd'hui, l'association cultive 7 000 mètres carrés de vignes nouvelles en conservatoire. Après avoir planté 2 000 mètres carrés en 2010 de cépages anciens (Onchette, Persan...), elle en a ajouté 5 000 mètres carrés cette année. « Nous avons des cépages de vins rares et oubliés comme Verdesse, Douce noire, Joubertin, Durif, Bia blanc... En parallèle, nous avons aussi 1 000 mètres carrés de raisin de table », détaille ce passionné. Des cépages locaux qu'il a fallu retrouver grâce à des archives, au centre d'ampélographie alpine Pierre Galet (Savoie) - dont l'association fait partie -, et grâce à l'Inra (Institut national de recherche agronomique) de Montpellier pour récupérer l'ADN d'anciens cépages (notamment Onchette).
Une viabilité économique en 2014 ?
Au-delà de ces cultures, l'association a un objectif très précis : « Pérenniser les emplois de la structure, participer à l'installation de jeunes viticulteurs et obtenir des droits de commercialisation pour pouvoir diffuser le vin plus largement qu'aux membres de l'association », détaille Gilles Barbe. Et, en termes d'installation, le projet de Samuel Delus, employé de l'association, est plutôt bien avancé. Seul bémol, « je dois encore attendre une dérogation ministérielle car je me suis installé avec la DJA, qui n'est pas adaptée aux cultures pérennes. C'est-à-dire qu'il nous demande un revenu la première année, mais ce n'est pas possible en viticulture. J'ai donc besoin de cette dérogation ministérielle pour être autorisé à m'installer. Il ne me manque plus que ça, j'ai même l'accord de la banque », explique Samuel Delus.
Alors, l'attente continue mais n'empêche pas les projets de grandir : « Nous envisageons une viabilité économique aux alentours de 2014, et nous souhaitons que nos emplois se pérennisent », note le président de Vignes et vignerons du Trièves. Car, comme l'ont souligné Gilles Strappazzon et Gérard Leras, « ce projet est intéressant et emblématique de notre région. Il permet de sauvegarder des cépages anciens, de maîtriser le foncier, et de créer de l'économie et du tourisme ».
Lucile Ageron
7 000 m2 de vigne conservatoire
La semaine dernière, il a présenté aux adhérents de l'association et aux élus politiques tels que Gilles Strappazzon, conseiller général et chef de projet du CDRA (contrat de développement Rhône-Alpes), et Gérard Leras, conseiller régional et président de la commission agriculture du CDRA, les avancées de la démarche « pour vous faire toucher du doigt ce qu'il est encore possible de faire ».
Aujourd'hui, l'association cultive 7 000 mètres carrés de vignes nouvelles en conservatoire. Après avoir planté 2 000 mètres carrés en 2010 de cépages anciens (Onchette, Persan...), elle en a ajouté 5 000 mètres carrés cette année. « Nous avons des cépages de vins rares et oubliés comme Verdesse, Douce noire, Joubertin, Durif, Bia blanc... En parallèle, nous avons aussi 1 000 mètres carrés de raisin de table », détaille ce passionné. Des cépages locaux qu'il a fallu retrouver grâce à des archives, au centre d'ampélographie alpine Pierre Galet (Savoie) - dont l'association fait partie -, et grâce à l'Inra (Institut national de recherche agronomique) de Montpellier pour récupérer l'ADN d'anciens cépages (notamment Onchette).
Une viabilité économique en 2014 ?
Au-delà de ces cultures, l'association a un objectif très précis : « Pérenniser les emplois de la structure, participer à l'installation de jeunes viticulteurs et obtenir des droits de commercialisation pour pouvoir diffuser le vin plus largement qu'aux membres de l'association », détaille Gilles Barbe. Et, en termes d'installation, le projet de Samuel Delus, employé de l'association, est plutôt bien avancé. Seul bémol, « je dois encore attendre une dérogation ministérielle car je me suis installé avec la DJA, qui n'est pas adaptée aux cultures pérennes. C'est-à-dire qu'il nous demande un revenu la première année, mais ce n'est pas possible en viticulture. J'ai donc besoin de cette dérogation ministérielle pour être autorisé à m'installer. Il ne me manque plus que ça, j'ai même l'accord de la banque », explique Samuel Delus.
Alors, l'attente continue mais n'empêche pas les projets de grandir : « Nous envisageons une viabilité économique aux alentours de 2014, et nous souhaitons que nos emplois se pérennisent », note le président de Vignes et vignerons du Trièves. Car, comme l'ont souligné Gilles Strappazzon et Gérard Leras, « ce projet est intéressant et emblématique de notre région. Il permet de sauvegarder des cépages anciens, de maîtriser le foncier, et de créer de l'économie et du tourisme ».