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Statu quo du conseil général

Dans un contexte financier tendu, le budget du conseil général de l'Isère attribué à la chambre d'agriculture est reconduit.
Statu quo du conseil général

La rencontre est traditionnelle. Elle réunit chaque année la commission agriculture du Conseil général de l'Isère, la chambre d'agriculture et les services de l'Etat. « Elle permet de faire le point sur l'année écoulée et d'aborder les perspectives de celle qui suit », indique Christian Nucci, vice-président du Conseil général en charge de l'agriculture. L'année 2014 a été marquée par une augmentation du nombre d'installations. Ainsi, environ 100 projets ont bénéficié d'un accompagnement, dont 60 avec la DJA (Dotation jeunes agriculteurs), contre 48 en 2013. La particularité de cette campagne provient du regain d'intérêt manifesté pour la filière laitière (une vingtaine d'installations, le plus souvent sous forme sociétaire, avec même des quotas de plus d'un million de litres). Pour Jean-Claude Darlet, président de la chambre d'agriculture, « c'est probablement la perspective de fin des quotas qui redonne des opportunités pour des projets à plusieurs ». En outre, la parité entre les porteurs de projets hommes et femmes est désormais atteinte.

460 000 euros

La question du budget alloué par le conseil général à la chambre d'agriculture était aussi au coeur de cette rencontre. Inscrit au sein de la convention qui unit les deux organismes, il est maintenu à hauteur d'environ 460 000 euros. Il permettra le financement des politiques d'installation et de transmission, d'accompagnement des publics agricoles fragiles, du développement de filières et de circuits locaux, et enfin d'aménagement de l'espace et de préservation des ressources naturelles. « En 2015, une partie de ces crédits sera d'ailleurs en provenance des lignes consacrées aux ENS (Espaces naturels sensibles). Au regard de tous les efforts consentis par les agriculteurs en matière d'environnement et de biodiversité, c'est un juste retour des choses », souligne Jean-Claude Darlet.

Des budgets globalisés

La rencontre a également permis aux représentants du conseil général et de la chambre d'agriculture d'exprimer leur profond mécontentement quant aux nouvelles modalités d'attribution des soutiens du deuxième pilier de la Pac (PMBE, PAEC...). Car, pour l'heure, aucun travail de concertation n'a été mis en oeuvre par le conseil régional, qui a constitué ses propres grilles sans l'intégration de critères départementaux, permettant la prise en compte des spécificités locales. Pour Christian Nucci, « il n'est pas possible de se priver de l'ingénierie, de l'expertise et des moyens des départements en la matière ». Il craint que cette méthode engendre « à terme, le sacrifice de l'agriculture départementale, puisque sans relais de proximité, l'ensemble des différents budgets risque d'être globalisé ». Une demande de rencontre avec tous les vice-présidents de conseils généraux en charge de l'agriculture devait être adressée au vice-président régional du dossier. Affaire à suivre.

Isabelle Brenguier