Accès au contenu
Matériel

Télescopiques : quels chargeurs choisir ?

Face au tracteur chargeur, le chargeur télescopique n'est pas forcément la seule solution proposée sur le marché. Si la chargeuse articulée à bras télescopique n'a pas encore trouvé toute sa place en France, elle s'est véritablement développée outre-manche mais aussi en Allemagne. Pour mettre à l'épreuve ces deux types de matériels, nous sommes allés à la rencontre d'une famille d'agriculteurs de l'Allier équipée des deux systèmes.
Télescopiques : quels chargeurs choisir ?

Thierry, Frédéric, Sophie et Mathieu Bernalier sont installés en Gaec familial sur une surface de 615 hectares composée de 195 hectares d'herbe et de 420 hectares de cultures. Ils ont également développé une entreprise de travaux agricoles spécialisée en suivi des cultures jusqu'à la récolte. L'exploitation se développe sur deux sites à l'ouest de département de l'Allier. Le premier, où vie la famille, au lieu-dit « Barassier », dans la commune de Saint-Victor, est dédié à l'élevage de bovins allaitants charolais avec une production de broutards alourdis, de vaches et de génisses grasses. Le deuxième, au lieu-dit « Les Fayes », dans la proche commune de Saint-Angel, est réservé à l'engraissement. Cent vingt places sont également réservées à la prise de pension de broutards et de génisses. L'exploitation compte également un bâtiment de stockage à plat pour les céréales d'une capacité de 2 000 tonnes, impliquant de la manutention avec des engins performants.

Deux sites, deux engins

Les exploitants ont donc décidé de s'équiper en juin 2018 d'un manuscopique à châssis articulé de marque JCB modèle TM320 S Max de 145 chevaux. Un parc matériel qu'ils ont complété d'un Manitou 737-130 de 130 chevaux en janvier 2019. « Le Manitou est dédié au chargement de la mélangeuse, à la manutention du fourrage et au curage des bâtiments. Il est lié à la partie élevage et reste donc dans la ferme d'engraissement. Il rejoint cependant le site principal au moment des moissons et de la saison des foins. Nous l'utilisons environ 700 heures par an. L'engin principal, le JCB, lui fait le même travail dans la ferme d'élevage mais également toute la manutention des céréales ainsi que le chargement du fumier pour les épandages et les amendements. Il réalise la majeure partie de la charge de travail, soit environ 1100 heures par an ».

Force de poussée

Une machine articulée avec un débit de chantier important qui permet un chargement plus facile des camions dans des espaces souvent plus restreints. Autre point fort, dans de gros chantiers comme lors de l'ensilage ou du chargement du fumier, il développe une force de poussée plus importante qu'un télescopique. À signaler aussi le confort qui se rapproche de celui d'un tracteur que ce soit au niveau des suspensions mais aussi de la cabine, plus spacieuse et avec une bonne visibilité sur l'outil. En revanche, sa hauteur de levée est limitée à seulement 5m20 contrairement au Manitou qui lui développe un bras de 7 mètres. Autre remarque sur l'accessibilité : « La conception de la cabine n'est pas forcément très pratique lors des travaux demandant de descendre et de remonter fréquemment, notamment l'hiver lorsque nous chargeons la mélangeuse. Sur ce point, on préfère le Manitou dont la cabine dispose d'un plancher solidaire de la porte avec un marche pied dégagé ». Le prix, lui, est plus élevé qu'un télescopique classique avec une différence de 12 000 euros par rapport au Manitou 737.
Deux véhicules aux atouts et contraintes qui se complètent dans l'exploitation du Gaec Bernalier : « On est une sur une vraie évolution de la gamme notamment avec le Manitou. Je signale aussi que ce dernier bénéficie d'une garantie totale de 5 ans avec un contrat d'entretien. Le JCB, lui, n'en bénéficiant pas ».

Sébastien Joly