Terraval’d : renforcer le lien entre élus et acteurs économiques agricoles
Presque dix ans après la création de Terres agricoles des Vals du dauphine (Terraval'd), Didier Villard, président de l'association, persiste et signe : « On doit faire reconnaître que l'agriculture est une économie sur le territoire ». Terraval'd fait partie, avec la chambre d'agriculture de l'Isère, de la commission agricole créée en 2017 par la communauté de communes des Vals du Dauphiné. Ce partenariat devrait se concrétiser en 2018 par la signature d'une convention pluri-annuelle. « J'espère beaucoup de cette commission », confirme Didier Villard.
L'association s'est aussi engagée dans le schéma de développement touristique du territoire à mettre au point un annuaire des agriculteurs proposant un accueil touristique, à faire visiter une ferme proposant ce type de service, et à préparer une formation pour ceux qui souhaiteraient développer cette activité.
L'association a accentué son action sur la communication au travers de la balade « Sur les pas de la ruralité » et de l'événement « Manger, bouger, produire autrement dans les Vals du Dauphiné ».
Rester proche des agriculteurs
« On a obtenu la reconnaissance et la notoriété car on fait appel à nous pour des projets. Mais je ne veux pas perdre la base des agriculteurs. Maintenant que la structure fonctionne, il faut que les exploitants se l'approprient », détaille le président. Les actions de 2018 seront donc davantage tournées vers eux. Initié en 2017, le magasin d'application du lycée du Guiers Val d'Ainan est en développement. Le but est de proposer aux producteurs locaux un point de vente tenu par les élèves. « Le modèle de gouvernance est encore à construire ». La seconde édition des « Assises de la ruralité » est également prévue pour 2018, « peut-être dans un format plus léger » ainsi que le traditionnel comice. Enfin, pour Terraval'd, le travail se fera au quotidien auprès des agriculteurs : « Il y a des jeunes qui s'installent, on doit y passer du temps pour nouer des liens avec eux », explique Didier Villard.