Tout se paye
Satisfaction pour le maire de Beaucroissant, Georges Civet, de voir la foire se préparer sous de bons auspices. Notamment l'épineux problème de la sécurité avec les gendarmes. « La préfecture et la gendarmerie nous avaient pris un peu de court l'an dernier, ce qui m'avait valu quelques accrochages avec ces messieurs, avoue le premier édile de la commune, lors d'une rencontre avec la presse il y a quelques jours. Depuis nous nous sommes rencontrés, en novembre et mars, pour parvenir à un accord. C'est la première convention que la mairie passe avec les gendarmes. Le dispositif n'est plus aussi imposant. Il n'y aura plus de poste fixe, plus de poste de commandement. Les vingt gendarmes présents tous les jours patrouilleront dans les allées en permanence. Les fonctions régaliennes, c'est-à-dire la sécurité routière notamment aux abords de la foire, seront assurées comme de coutume et sont hors champs de la convention. Mais cette évolution va nous coûter 42 000 euros pour les deux foires de Beaucroissant, avril et septembre, alors que le bénéfice pour la mairie est de 110 000 euros en moyenne. 40% de nos bénéfices servent donc à payer le ministère de l'Intérieur ! » Georges Civet reste donc un adepte de la parole libre et franche. « Mais depuis 1995 et l'entrée en vigueur de la loi Guigoux, on était hors-la-loi dans notre fonctionnement », concède-t-il.
Neuf et occasion à parité
Trois itinéraires de sécurité ont été créés et un de délestage en cas de besoin, afin de faciliter l'évacuation des piétons en cas de problème particulier. Pour éviter des points noirs provoquant des bouchons, des emplacements de commerçants ont été supprimés et de nouvelles places proposées. C'est toujours un relationnel délicat à gérer.
Côté agricole, « certains marchands de bestiaux ne reviennent pas, constate le maire, mais il faut reconnaître que les plus gros n'ont pas besoin de la foire pour vivre. Ils font leurs affaires ailleurs. Et les petits faiseurs sont de moins en moins nombreux. Tous restent cependant les bienvenus. »
L'exposition de matériel bat des records : « Nous sommes plein », lance un des conseillers municipaux. Alors qu'à l'origine, lors de sa relance, la foire de Saint-Georges était dédiée uniquement au matériel d'occasion, elle accueille désormais du matériel neuf pour la moitié de la surface. « On pourrait augmenter le volume des places, mais cela entraînerait des coûts supplémentaires et surtout nous ne voulons pas concurrencer celle de septembre. »
Le rendez-vous automnal a été rapidement évoqué : le feu d'artifice n'aura pas lieu car trop de contraintes de sécurité, coûteuses, et un retour sur investissement peu évident ont obéré sa pertinence.
Enfin, un investissement déjà opérationnel a été réalisé, celui d'un nouveau bloc sanitaire comprenant quatre WC et deux douches, aux normes d'accessibilité, pour la bagatelle de 80 000 euros, pris en charge pour moitié par le Département.