Agriculteurs et apiculteurs se sont une nouvelle fois rassemblés dans le cadre du projet « cultures mellifères dans le Trièves » courant juillet pour observer l'évolution de la parcelle « test », située sur la ferme du Serre Izard, à Saint-Sébastien, chez Bernard Clavel.
Initié en 2015 par l'association « Les pouces vertes » en partenariat avec la chambre d'agriculture, le projet a pour but d'améliorer la disponibilité en pollen et en nectar pour les abeilles. « Les abeilles ont besoin d'un complément alimentaire pour l'hiver. Il faut essayer de rendre davantage disponibles les ressources pour limiter ce besoin », rappelle Marie Mallet, animatrice du projet. Sur la parcelle, deux espèces de légumineuses – trèfle d'Alexandrie et phacélie – ont été semées au milieu du blé, le 8 avril dernier, en plusieurs bandes, avec des proportions différentes. Les participants au projet souhaitent évaluer l'intérêt agronomique - apport en azote, concurrence aux adventices...- en plus de l'intérêt apicole d'un tel couvert mellifère. « Le trèfle se comporte mieux que la phacélie pour le moment. Toutefois, il ne couvre pas bien le sol, et forme de longues tiges. Il est encore trop tôt pour pouvoir évaluer le potentiel des deux espèces. En présence du blé, ils ne s'expriment pas pleinement », est-il dit durant la visite. Ainsi, un autre rendez-vous est prévu à l'automne, environ un mois après la moisson. Bien que la démarche d'évaluation s'appuie surtout sur des observations au champ, les reliquats azotés en sortie d'hiver seront mesurés, afin d'estimer l'intérêt du couvert au niveau de l'azote, et la compensation financière que cela entraîne. Une autre analyse sera peut être réalisée : celle de la qualité des pollens, avec comme critère la présence ou non de traces de produits chimiques, le blé étant cultivé en conventionnel.