Filière veaux de boucherie
Un accord de contractualisation pour « sécuriser la production »
Jeudi 10 février, un accord de contractualisation a été signé entre Carrefour, l'entreprise Drevon Frères et la filiale coopérative du groupe Sicarev, Soviber. Selon les signataires, cette convention permet de sécuriser la production durant trois ans et d'assurer un revenu aux producteurs.
« C'était important de signer un contrat pendant trois ans avec Carrefour, car c'est une sécurité de revenu avec un engagement de tonnage. Cela garantit l'activité de l'entreprise ». Jeudi 10 février, René Drevon, président-directeur général de la société Drevon frères - basée à Saint-Jean-d'Avelanne et spécialisée dans l'intégration de veaux de boucherie - ne cachait pas sa satisfaction lors de la signature d'un accord de contractualisation entre sa société, Soviber (filiale coopérative du groupe Sicarev spécialisé dans l'abattage et la transformation de veaux de boucherie) et Carrefour. Pour l'occasion, ce partenariat a été officialisé à Brézins, chez Franck Doucet, éleveur de veaux de boucherie pour l'entreprise Drevon.
Un travail engagé depuis plusieurs années
Signée pour trois ans, cette convention assure un volume de 10 200 veaux de boucherie. Au total, 126 éleveurs sont concernés. « L'objectif est de leur donner de la lisibilité. Ce travail de filière était déjà engagé par Carrefour depuis quelques années, il a donc été plus simple de le formaliser. Nous sommes aussi conscients des difficultés du monde agricole et cette démarche permet d'assurer un revenu aux éleveurs. La rémunération se fait à partir des cotations nationales, et en plus de cela, nous leur versons une plus-value. Elle est clairement identifiée sur le bulletin de paye et est versée directement aux éleveurs », précise Philippe Lazard, responsable des achats et de l'engagement qualité chez Carrefour France, pour la filière animale. L'objectif de l'enseigne est surtout d'apporter un produit de qualité à ses clients dans l'ensemble de ses hyper et supermarchés. « Nous avons un cahier des charges que les éleveurs se doivent de respecter avec un plan d'alimentation garanti sans OGM et des obligations pour le bien-être des animaux car toute notre viande fait partie d'une filière engagement qualité », ajoute-t-il. Toujours selon ce responsable, l'entreprise Drevon produira plus de 10 000 veaux pour 2011, « et pour 2012 et 2013, ils savent déjà sur quoi ils vont partir en termes de production ». Un point rassurant pour les éleveurs, selon Franck Doucet : « Cela permet de sécuriser la production pendant trois ans, voire même de l'augmenter, car on sait que derrière, il y aura un débouché ».
Un dossier négocié par toutes les parties
A l'heure où le secteur agricole n'est pas épargné par la crise économique, tous les acteurs de cet accord s'accordent pour affirmer que les négociations se sont faites sur un même pied d'égalité. « La transparence de ce dossier a été exemplaire, assure Ludovic Paccard, directeur de Soviber. Régulièrement, le cahier des charges évolue et nous sommes invités à en discuter. Il en va de même pour la rémunération des contrats. Cela fait des années que nous travaillons comme ça avec Carrefour. Finalement, dans les faits, cet accord ne va pas changer grand-chose. Hormis le fait que cela sécurise notre volume et donc qu'on peut investir sereinement dans l'avenir ».
Lucile Ageron
Un travail engagé depuis plusieurs années
Signée pour trois ans, cette convention assure un volume de 10 200 veaux de boucherie. Au total, 126 éleveurs sont concernés. « L'objectif est de leur donner de la lisibilité. Ce travail de filière était déjà engagé par Carrefour depuis quelques années, il a donc été plus simple de le formaliser. Nous sommes aussi conscients des difficultés du monde agricole et cette démarche permet d'assurer un revenu aux éleveurs. La rémunération se fait à partir des cotations nationales, et en plus de cela, nous leur versons une plus-value. Elle est clairement identifiée sur le bulletin de paye et est versée directement aux éleveurs », précise Philippe Lazard, responsable des achats et de l'engagement qualité chez Carrefour France, pour la filière animale. L'objectif de l'enseigne est surtout d'apporter un produit de qualité à ses clients dans l'ensemble de ses hyper et supermarchés. « Nous avons un cahier des charges que les éleveurs se doivent de respecter avec un plan d'alimentation garanti sans OGM et des obligations pour le bien-être des animaux car toute notre viande fait partie d'une filière engagement qualité », ajoute-t-il. Toujours selon ce responsable, l'entreprise Drevon produira plus de 10 000 veaux pour 2011, « et pour 2012 et 2013, ils savent déjà sur quoi ils vont partir en termes de production ». Un point rassurant pour les éleveurs, selon Franck Doucet : « Cela permet de sécuriser la production pendant trois ans, voire même de l'augmenter, car on sait que derrière, il y aura un débouché ».
Un dossier négocié par toutes les parties
A l'heure où le secteur agricole n'est pas épargné par la crise économique, tous les acteurs de cet accord s'accordent pour affirmer que les négociations se sont faites sur un même pied d'égalité. « La transparence de ce dossier a été exemplaire, assure Ludovic Paccard, directeur de Soviber. Régulièrement, le cahier des charges évolue et nous sommes invités à en discuter. Il en va de même pour la rémunération des contrats. Cela fait des années que nous travaillons comme ça avec Carrefour. Finalement, dans les faits, cet accord ne va pas changer grand-chose. Hormis le fait que cela sécurise notre volume et donc qu'on peut investir sereinement dans l'avenir ».