La Côte-Saint-André
Un congrès pour « démystifier » les sujets complexes
FDSEA/Le point d'orgue du prochain congrès du syndicat, ce vendredi 18 mars à La Côte-Saint-André, sera une table ronde sur la contractualisation (à partir de 13 h 45), en présence de représentants des industries agroalimentaires, de la grande distribution et de Xavier Beulin, président de la FNSEA. La partie de l'évènement réservée aux adhérents abordera aussi les problématiques de l'agriculture de montagne et les dispositifs de soutien aux agriculteurs en difficulté.
« Démystifier », tel semble être le mot clef du congrès de la FDSEA, qu'il s'agisse de la contractualisation entre producteurs et acheteurs ou du recours aux services d'aide aux agriculteurs en difficulté. « Ce terme de contractualisation, tout le monde l'emploie, mais la plupart des agriculteurs se demande en quoi elle consiste, car les responsables politiques la présentent comme le remède miracle aux maux de l'agriculture, alors que la contractualisation n'est rien d'autre qu'un contrat, qui ne pourra avoir d'impact sur les prix payés aux producteurs que si on lui garantit des débouchés en allant jusqu'aux acheteurs finaux, commente Jean Robin-Brosse, le président du syndicat. C'est pourquoi nous avons convié des représentants des industries agroalimentaires, mais aussi de la fédération du commerce et de la distribution pour débattre avec Xavier Beulin, notre président national. Ce dernier est quelqu'un de brillant, en mesure d'aborder également l'enjeu de régulation des volumes. Cette idée est vieille comme Hérode : on a toujours constitué des stocks en périodes de vaches grasses pour tenir en périodes de vaches maigres. Mais les politiques l'ont oubliée ces dernières années, ont cassé les outils de régulation dont nous disposions, avec pour résultat de terribles émeutes de la faim en 2007 et 2008 ». « Le tremblement de terre au Japon et les révoltes dans les pays arabes montrent la fragilité des équilibres mondiaux », confirme Michel Boursier, vice-président de la FDSEA.
De l'économie au social
Plus que de relations internationales, c'est toutefois de la situation des agriculteurs isérois dont il va s'agir durant le congrès du syndicat, car « l'embellie sur le lait donne l'impression que ça va mieux, alors que le secteur de la viande continue à souffrir », indique Michel Boursier. « Au cours du huis clos du matin, nous ferons pour la première fois un point sur les dispositifs Agridiff et Sillon dauphinois ainsi qu'un bilan du plan de soutien exceptionnel à l'agriculture, car cette situation nous interpelle », informe Jean Robin-Brosse. « Ils ne font pas disparaître les difficultés, mais ces outils doivent permettre de ne pas tomber dans la désespérance. C'est pourquoi les agriculteurs qui ont des problèmes financiers ou autres ne doivent pas hésiter à se manifester », complète Pascal Denolly, vice-président de la FDSEA. « En cas de coup dur, les collègues ont trop souvent tendance à se replier sur eux-mêmes alors qu'il y a des raisons d'espérer », conclut Jean-Michel Bouchard, également vice-président.
Cécile Fandos
De l'économie au social
Plus que de relations internationales, c'est toutefois de la situation des agriculteurs isérois dont il va s'agir durant le congrès du syndicat, car « l'embellie sur le lait donne l'impression que ça va mieux, alors que le secteur de la viande continue à souffrir », indique Michel Boursier. « Au cours du huis clos du matin, nous ferons pour la première fois un point sur les dispositifs Agridiff et Sillon dauphinois ainsi qu'un bilan du plan de soutien exceptionnel à l'agriculture, car cette situation nous interpelle », informe Jean Robin-Brosse. « Ils ne font pas disparaître les difficultés, mais ces outils doivent permettre de ne pas tomber dans la désespérance. C'est pourquoi les agriculteurs qui ont des problèmes financiers ou autres ne doivent pas hésiter à se manifester », complète Pascal Denolly, vice-président de la FDSEA. « En cas de coup dur, les collègues ont trop souvent tendance à se replier sur eux-mêmes alors qu'il y a des raisons d'espérer », conclut Jean-Michel Bouchard, également vice-président.