Lundi 20 janvier, la FDSEA de l'Isère a tenu son conseil fédéral à la MFR de Coublevie, réunissant les présidents syndicats locaux de l'Isère. Après les travaux de la matinée, pilotés par le président Crozat et consacrés aux grands dossiers d'actualité (développement des filières, calamités, emploi, formation, foncier, charte de bon voisinage et zones de non traitement...), les responsables syndicaux ont examiné l'opportunité de construire de nouvelles filières intermédiaires « pour retrouver de la marge ». Pour introduire les débats, Jérôme Crozat a invité son homologue régional, Michel Joux, à faire un point sur la loi Egalim. Tout en soulignant combien les réseaux de Rhône-Alpes s'étaient investis dans le processus, et notamment « dans la structuration des filières et la répartition de la valeur », le président régional a déploré que « les prix ne [soient] pas là » et la loi Egalim « pas à la hauteur de l'enjeu ». « Le mécanisme est en route, mais il faut que la loi aille plus loin, a indiqué Michel Joux. Ce qui m'inquiète, c'est qu'une partie des agriculteurs n'y croit pas. Or, pour gagner un combat, il faut y croire. » Jérôme Crozat a prolongé la réflexion en ajoutant, à la lutte sur le prix, la nécessité d'« explorer une troisième voie » pour approvisionner la restauration collective. Et, pourquoi pas, la construction de nouvelles filières végétales et animales (compte-rendu détaillé dans l'édition du 30 janvier).
MB