Un délégataire privé en 2016
La métropole grenobloise a besoin d'un palais des congrès capable d'accueillir des grands évènements : tourisme d'affaires, congrès scientifiques internationaux, salons, spectacles de plus de mille spectateurs, Foire d'automne, etc.
En dépit d'une succession d'actions, Alpexpo, à Grenoble, connaît pourtant depuis de nombreuses années des difficultés qui aboutissent à une accumulation de pertes et de dettes pour la Ville de Grenoble (7 millions d'euros). Au final, le modèle sur lequel repose l'équipement n'est plus adapté.
Cela étant, par sa situation géographique au cœur de la métropole, sa taille, sa polyvalence, Alpexpo a tous les atouts pour devenir un centre de congrès viable économiquement, à la fois enraciné dans la vie locale et ouvert à l'international. La poursuite de son activité passe donc par l'élaboration d'un nouveau modèle qui rende cet équipement à nouveau attractif. Aujourd'hui, la Métropole et la ville de Grenoble ont opté pour un plan d'avenir reposant sur deux axes stratégiques principaux pour l'équipement :
- miser sur les grands salons phares, notamment Foire de Grenoble et Mountain Planet, et les spectacles accueillis au Summum ;
- faire venir, avec les acteurs locaux, les grands congrès internationaux scientifiques et les salons professionnels.
Délégation de service public
Claus Habfast, conseiller municipal de Grenoble et président directeur general d'Alpexpo, estime qu'il « fallait rompre avec un pilotage à vue dans lequel Alpexpo avait perdu le cap depuis de trop nombreuses années. En plus des pertes financières considérables pour la ville de Grenoble, l'échec des stratégies mises en œuvre sont pénalisantes pour la vitalité de l'agglomération ».
Dès le printemps 2015, un cahier des charges précis va être établi pour qu'Alpexpo puisse trouver un modèle économique viable. Afin de mener à bien ce nouveau modèle, la SEM actuelle va être remplacée par une société publique locale (SPL), composée à 100 % par les collectivités territoriales. Cette SPL pourra assurer l'exploitation d'Alpexpo pendant quelques mois. Sur la base de ces priorités défendues par les deux collectivités, la gestion d'Alpexpo pourrait ensuite être confiée à un délégataire privé spécialisé dans la gestion de sites événementiels, dans le cadre d'une délégation de service public (DSP) de longue durée. Le futur délégataire devra prendre en charge les investissements et le risque d'exploitation. La procédure de délégation de service public sera lancée en mai 2015 et le choix du délégataire se ferait au premier trimestre 2016. L'obligation de reprise du personnel actuel est de droit, et la cession des salons et de la Foire permettrait dès 2016 de rembourser tout ou partie de la dette d'Alpexpo à la ville de Grenoble (2,8 millions d'euros).