Un groupe technique à Coopenoix
Un groupe de jeunes passionnés de technique nucicole qui donne les orientations sur les recherches à mener pour mieux répondre aux besoins et aux attentes des producteurs. Telle est la vocation du groupe technique de Coopenoix. Constitué de sept membres nuciculteurs et de deux techniciens (Franck Michel et Clémence Bazus), il vise à « acquérir des références pour apporter des solutions aux problématiques rencontrées dans les vergers des adhérents », précise Franck Michel, en charge de la coordination du groupe.
Expérience et nouvelles techniques
Car il en existe des sujets sur lesquels se pencher pour améliorer la conduite des vergers. Est-ce que les engrais foliaires peuvent être intéressants pour les noyers ? Avec quel volume d'eau est-il plus probant de traiter ? Quels sont les comportements et les rendements des nouvelles variétés hybrides, telles que la Ferbel, la Feradam ou la Ferouette ? Quel peut être leur intérêt selon la zone géographique, le type de sol, les conditions pédo-climatiques, ou même l'orientation du marché ? Comment mieux connaître et lutter contre la mouche du brou, le colletotrichum et le carpocapse ?
Pour répondre à ces questions, des essais sont réalisés pendant des périodes de trois à cinq ans dans les vergers de l'ensemble de la zone de production de noix, du Diois, jusqu'aux frontières de la Savoie, chez des nuciculteurs adhérents à Coopenoix. Certains de ces travaux sont menés conjointement avec la Senura (Station expérimentation nucicole en Rhône-Alpes). D'autres font même l'objet de partenariats avec la Senura, mais aussi avec l'Inra (l'Institut national de la recherche agronomique) et le CTIFL (Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes). Comme l'indique Stéphane Masset, nuciculteur à La Buissière, dans la vallée du Grésivaudan, à l'origine de la création du groupe technique en 2009, « ce dernier n'a pas vocation à se substituer à la Senura. Il vient compléter leurs travaux et répondre à certaines questions que se posent les adhérents de la coopérative nucicole ». Bertrand Quincieux, jeune nuciculteur installé à Beaulieu depuis 2010 apprécie la démarche. « Participer à ce groupe est très instructif. Il rassemble des nuciculteurs qui ont de l'expérience et des jeunes qui sortent de l'école avec de nouvelles techniques. C'est intéressant, car c'est important de ne pas rester dans son coin », estime l'agriculteur.
IB