Un lien entre mycotoxines des céréales et inflammations intestinales
Dans un article publié le 3 juillet dans la revue Archives of toxycology le 3 juillet, des chercheurs de l’Inrae et de Purpan montrent que « l’exposition à faible dose à la mycotoxine déoxynivalénol (DON), que l’on retrouve le plus fréquemment dans les céréales et aliments à base de céréales, augmente le risque de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin », annonce un communiqué de l’Inrae du 6 juillet.
Sécrétée par le genre Fusarium dans le blé et le maïs, le deoxynivalénol est « la mycotoxine la plus fréquente dans les chaînes alimentaires d’Europe et d’Amérique du Nord », précisent les chercheurs dans leur article.
Pour évaluer son effet sur les inflammations intestinales, les scientifiques ont traité des rats avec la molécule pendant quatre semaines. « Nos résultats démontrent que des doses très faibles de déoxynivalénol exacerbent le déclenchement et les symptômes d'inflammation du colon », précisent les chercheurs dans leur étude, en se basant sur des expositions de l’ordre de 8 mg/kg dans la nourriture.
Un contaminant naturel
Dans ses fiches techniques, l'Inra apporte des précisions sur le deoxynivalénol. « Des enquêtes ont démontré que le DON est largement réparti dans les céréales en tant que contaminant naturel. » Ou encore : « Au champ, la teneur en DON du blé tendre et des autres céréales est principalement sous la dépendance du climat, à savoir la pluie au moment de la floraison. D'autres facteurs, secondaires, peuvent moduler l'effet du climat : la présence de résidus de culture (rotation culturale, travail du sol), la sensibilité à la fusariose de la variété de céréale cultivée ou la protection phytosanitaire utilisée. »