Un maillage dense du terrain
L'ambiance était franchement détendue lors de l'assemblée générale de la fédération départementale des caisses locales de Groupama Rhône-Alpes-Auvergne, à Voiron sous la présidence de Louis-Michel Petit. Il faut dire que les chiffres de la caisse régionale pour 2015 sont bons. Et le premier trimestre 2016 s'annonce solide avance Francis Thomine, directeur général qui avait fait le déplacement avec Jean-Louis Pivard, président de la caisse régionale. La collecte a bien démarré en ce début d'année, même si en contrepartie trois accidents graves ont déjà obligé l'institution a provisionné plus de dix millions d'euros pour les couvrir. Un coup de vent en février a également fait des dégâts. Donc rien n'est gagné et le déplacement du duo régional est autant là pour motiver les troupes que pour écouter les remontées de terrain.
100 par secteur
Car la force de Groupama tient dans son réseau. Huit secteurs de prospection sont définis en Isère. Entre les élus, les agents des caisses locales, les techniciens et experts en tout genre prêts à répondre très rapidement à une sollicitation ou une question, « ce sont près de 100 personnes par secteur qui sont à l'écoute du terrain », constate avec enthousiasme Patrick Morand, directeur du développement pour l'Isère.
Commerciaux difficiles à recruter
L'axe sera bien d'aller à la conquête d'un marché potentiel loin d'être saturé pour Groupama. « L'isère représente 17% du potentiel de la grande région (marché des particuliers), évalue-t-il. Et nous ne le pénétrons qu'à hauteur de 10%, alors que la moyenne est de 12%. » Deux points supplémentaires sont au moins à gagner. C'est possible car l'implantation des 40 agences locales correspond à la répartition de ce marché. Quand la situation géographique d'une agence est en décalage, il y déplacement, comme celle de Péage-de-Roussillon qui va déménager dans la zone commerciale de Salaise-sur-Sanne, alors que celle de Bourg d'Oisans va être relocalisée dans la commune. Le marché isérois présente certes des forces - dynamique économique, opportunité sur des niches, diversité entre l'urbain, le périurbain et le rural – mais connaît aussi des faiblesses. Dans les zones urbaines en particulier, le portefeuille de clients est plus volatil, il comporte des zappeurs qui ne détiennent qu'un produit. Il faut donc un investissement particulier des agents commerciaux. Mais « on peine à en recruter », constate les dirigeants de Groupama. Une situation qu'ils veulent résoudre rapidement car elle constitue un outil indispensable dans le développement de la structure.
Appui local
« L'appui aux caisses locales va être soutenu cette année », confirme Frédéric Bret. Un budget de solidarité et de péréquation alimenté par une contribution de chaque caisse locale à hauteur de 0,2% du chiffre d'affaires IARD est disponible afin que chacune d'elle puisse financer un plan d'actions locales. De même la prévention va être privilégiée et une journée spécifique aura lieu cette année à Saint-Jean-de-Bournay. Autre mesure, une prise en charge du coût d'un stage au centre Centaure de l'Isle-d'Abeau en faveur de chaque sociétaire dans le cadre d'une enveloppe globale départementale. « Nous accentuerons sur les jeunes conducteurs et sur la fidélisation », tempère Frédéric Bret. Celui-ci met en avant également les démarches de proximité : « Lorsque nous équipons une mairie d'un défibrillateur, puis que plus tard nous organisons des séances de secourisme et l'apprentissage à l'utilisation de ces appareils, nous rendons service à nos assurés, nos concitoyens tout en démultipliant la notoriété de la marque à partir d'un seul investissement. » La concurrence n'a quà bien se tenir.
Jean-Marc Emprin
Maladies rares
Recherche permanente de financement
5500 euros. C’est beaucoup. C’est peu. C’est en tout cas la somme que vient de verser la fondation Groupama pour la santé au laboratoire de biochimie et biologie moléculaire du CHU Claude Bernard de Lyon.Cet argent va aider à financer la recherche sur des maladies de l’hémoglobine, la drépanotcytose et la thalassémie, que la fédération iséroise des caisses locales de Groupama Rhône-Alpes-Auvergne suit depuis plusieurs années sous la houlette de Sylvie Gabriel. Car les liens entre la fédération départementale et SOS globi Rhône-Alpes, l’association de malades, commence à être ancienne : les premiers échanges et remise de chèque date de 2010. Depuis d’autres chèques ont suivi mais également la mise sur pied de balades le premier week-end des mois de juin afin de récolter des fonds pour la recherche et l’aide aux malades.Symptômes douloureux
Même si elle est rare, la drépanocytose est relativement fréquente, c’est surtout une maladie émergente avance le professeur Philippe Connes de l’université Claude Bernard. 5% de la population mondiale est touchée. Avec des symptômes plutôt effrayants, surtout très douloureux pour les personnes atteintes : crise vaso-occlusive dont la douleur est équivalente à une fracture d’os, des risques d’infection, des complications pulmonaires, des « infarctus » de la rate, la mort de la tête du fémur, un priapisme (érection permanente)… Toutes ces manifestations sont graves, peuvent avoir de lourdes conséquences. Certains malades en font plusieurs fois dans l’année…« Une grande partie du temps de la recherche est consacrée à la recherche de financements », confirme le professeur Connes. Un mal nécessaire car le matériel pour tester ou diagnostiquer le sang est très coûteux (80 000 euros pièce pour certains appareils, sans la maintenance), les consommables s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an, un simple couple de souris atteints de drépanocytose, 2 000 euros… Les chiffres grimpent très vite. Alors tous les efforts comptent. Ceux de la fondation Groupama pour la santé, comme ceux des particuliers sont les bienvenus. Tout le temps.Jean-Marc Emprin