Un nouveau dynamisme pour le Sud-Grésivaudan
Dans quel contexte ce rapprochement s'inscrit-il ?
La loi Notre a précipité cette union. Mais les élus locaux avaient déjà cette volonté depuis longtemps, pour défendre l'intérêt du territoire face à la métropole grenobloise et la communauté d'agglomération Valence-Romans Sud Rhône-Alpes qui ne cessent de se développer. Le regroupement de la communauté de communes du Pays de Saint-Marcellin, de celle de Chambaran, Vinay, Vercors et de celle de la Bourne à l'Isère, permet le rassemblement de 44 communes et de 45 000 habitants. Elle nous permettra de mieux nous affirmer dans le paysage, mais aussi de réaliser des économies d'échelle.
Quel est le calendrier de sa mise en œuvre ?
La fusion sera effective le 1er janvier 2017. Les arrêtés de regroupement et du périmètre concerné ont déjà été pris par le préfet. Toutes les communes des trois intercommunalités doivent s'intégrer dans cette fusion. Néanmoins, certaines du côté du Royans et de Tullins préféreraient se rapprocher d'autres territoires vers lesquels elles sont davantage tournées. Elles pourront le faire dans un second temps, à compter du 1er janvier 2018. Cela pour des raisons juridiques.
Quelles seront les compétences de cette nouvelle intercommunalité ?
Elles seront nombreuses, mais la principale sera d'ordre économique. Nous espérons que cette nouvelle communauté de communes nous permettra de booster l'industrie, l'agriculture, le tourisme, le commerce et l'artisanat du Sud-Grésivaudan, et par là même, l'emploi et l'ensemble de l'activité. Nous avons la chance d'avoir deux productions phares qui sont la noix de Grenoble et le Saint-Marcellin, nous travaillons actuellement sur des pistes de développement.
Dans le domaine de la vie quotidienne aussi, nous avons beaucoup à faire. Il est fondamental que tous les habitants du territoire aient accès aux mêmes services, qu'ils vivent dans la vallée ou à Bessins, Presles, Dionnay, Quincieux, Montaud ou ailleurs. La maison de santé de Saint-Marcellin, qui devrait voir le jour d'ici un an, vise à attirer des médecins dans le secteur ; nous en manquons cruellement. Notre objectif est de créer un noyau à Saint-Marcellin avec des antennes délocalisées. Nous avons également à cœur de délocaliser la culture. Certes, nous avons le Diapason à Saint-Marcellin, mais il faudra faire en sorte qu'il y ait des spectacles partout.
Quel est le nom de cette nouvelle communauté de communes ?
Des idées circulent, mais rien n'est encore arrêté. Pour cela, nous souhaitons associer la population. Une consultation est prévue. Le choix du nom est un sujet à part entière, car il véhiculera l'image de notre intercommunalité. Je pense qu'il faut abandonner l'entité Sud-Grésivaudan. Nous avons d'autres atouts mieux connus qu'il faut utiliser.