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Economie

Un nouveau plan régional pour 2018-2020

Yannick Neuder, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a dévoilé les différents plans filière mis en place par la Région pour 2018-2020.
Un nouveau plan régional pour 2018-2020

« Le budget destiné à l'agriculture est passé de 36 millions en 2015 à 60 millions en 2018. » Pour Yannick Neuder, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, venu présenter le futur plan régional dans l'exploitation de Jean-Claude Darlet, président de la chambre d'agriculture de l'Isère, les efforts sont là. « Les agriculteurs sont des chefs d'entreprise et nous voulons rendre l'agriculture compétitive ». Différents types d'aides sont donc prévues par le nouveau plan qui s'étale jusqu'à 2020 pour le secteur agricole, à destination des investissements de long terme, des transferts d'exploitations, de la transmission ou encore des équipements des coopératives d'utlisation de matériel agricole (Cuma).

Une politique par filière a également été précisée. « 5,2 millions d'euros sur trois ans pour la filière bovin lait, 1,335 million pour la filière avicole, 1,5 million pour les ovins viande », détaille Yannick Neuder. Elle concernera également la filière équine, cunicole, horticole, maraichère... Ce plan devrait compléter l'ambition de la Région en matière de développement des circuits courts pour fournir les 27 millions de repas annuels servis chaque année par les cuisines de la Région. La nouvelle centrale d'achat  doit faciliter l'accès des marchés publics aux producteurs. Pour Jean-Claude Darlet, « il devrait y avoir un rapprochement entre les conseils départemental et la éégional pour faciliter l'approvisionnement des collèges, lycées et Ehpad. »

Soutenir le territoire

Il complète les actions débutées en 2016. « On avait déjà versé 2,8 millions d'euros par an à l'agriculture bio, 185 000 euros pour la sauvegarde du pastoralisme, 7,9 millions d'euros à la filière bois... » avance le vice-président. Ce nouveau plan devrait être complémentaire des aides indirectes Feader, qui dépendent du ministère de l'Agriculture ainsi que de la Région. Actuellement, les agriculteurs encaissent 18 mois de retard sur les versements. « Cet été, les choses devraient s'accélérer », rassure le président de la chambre d'agriculture de l'Isère, qui suit le dossier de près. Pour Jérôme Crozat, président de la FDSEA, ce soutien à la compétitivité est bienvenu. En amont, « on n'a pas les mêmes normes de production que chez nos voisins européens. Chaque territoire doit inverser la vapeur. » A l'aval, « on a plusieurs problèmes de trusts des GMS. Les producteurs, même bien organisés, ne peuvent pas faire grand-chose. » Selon lui, la solution ne se trouve pas dans la course au prix pour s'aligner sur les voisins. « Les produits standards sont vite emmenés ailleurs. On doit aller dans les produits IGP et les produits du territoire. »

Virginie Montmartin