Un nouveau président chez les producteurs de l’Oisans
Ne pas oublier l'agriculture. Cela semble être le mot d'ordre de l'association de promotion de l'agriculture en Oisans (Apao). Depuis son assemblée générale à Bourg d'Oisans en mars dernier, le nouveau président Didier Girard, ancien trésorier depuis plus de 10 ans et éleveur de brebis, a repris les rênes. Il a choisi de poursuivre les dossiers importants de la plaine. A commencer par ceux en lien avec la communauté de communes de l'Oisans. « On doit suivre le développement de la voie verte, voie dédiée aux vélos, afin d'être sûrs qu'elle n'entrave pas notre travail. On suit également le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l'Oisans pour la même raison », explique Didier Girard. L'Apao continuera aussi en 2018 d'accompagner les mesures concernant le loup. « Deux communes voulaient interdire le patou en 2017. On a dû intervenir », raconte le président. Autre préoccupation de l'association : le risque d'inondation de la Romanche. C'était d'ailleurs le thème mis en exergue lors de leur précédente assemblée générale. « Des digues sont en construction et on suit les différentes visions développées par le Syndicat mixte de bassins hydrauliques de l'Isère (Symbhi) », explique-t-il.
Défricher le sujet
Mais le sujet qui revient le plus souvent reste le foncier agricole. « On veut pouvoir proposer du foncier à des nouveaux installés. On fait donc des demandes de défrichement auprès de la direction départementale des territoires ». C'était le thème choisi lors de l'assemblée générale de l'association en mars dernier. David Billaut, conseiller forestier à la chambre d'Agriculture de l'Isère était venu présenter les actions qu'il mène sur ces friches. « On ne connaît pas toujours le propriétaire d'une parcelle boisée ou en friche. Le but est de trouver les propriétaires afin de savoir si un agriculteur pourrait réexploiter cette partie en enfrichement ou alors la faire évoluer en véritable forêt », explique-t-il. Même si le propriétaire est connu, sa parcelle est parfois trop petite pour mobiliser des travailleurs forestiers. « Nous conseillons les propriétaires forestiers et nous les orientons vers une structure qui peut gérer en commun les biens pour un chantier par exemple », détaille-t-il.
L'action de l'association ne se limite pas à ses thématiques administratives. Elle a bien sûr représenté à plusieurs reprises les produits agricoles du secteur tel que la route des Savoirs-faire. Mais avant de reprendre tous ces évènements, Didier Girard tient à réunir les membres de l'association « On n'est pas nombreux et je en veux pas qu'on s'occupe chacun d'un sujet dans son coin. Je veux de la cohésion ». Un travail intérieur, qui se verra, à coût sûr, à l'extérieur.
Virginie Montmartin