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Un parent pauvre

Un parent pauvre

« On est devenu quantité négligeable par rapport aux bovins ». Le mal-être est palpable. La filière caprine, avec ses 553 cheptels en Isère, reste une petite filière. « Les bovins ont une longueur d'avance, reconnaît Aurore Totsi du GDS Isère, il y a plus de maladies réglementées, six contre une chez les caprins ». « Le GDS n'a rien pour nous », déplore une agricultrice. Mais ce n'est pas la seule source de mécontentement : « On ne doit faire des prises de sang de notre troupeau que tous les cinq ans. Avant, on avait un meilleur suivi... » détaille un exploitant. « C'est la décision de la Direction départementale de protection des populations qui a estimé que le risque de brucellose était limité », justifie Aurore Totsi. « Il faut arrêter de râler qu'on a rien si on ne donne rien. On n'était plus présents dans les commissions du GDS. On est allé les chercher et vous voyez qu'ils sont venus aujourd'hui, explique Mélisa Décotte-Genon, co-présidente du syndicat caprin. On a des outils qu'il faut se réapproprier. » L'enjeu, lui, est de taille. « On a des financements au niveau du département, de la région...et on les perd chaque année », déplore l'éleveuse. Une représentante du programme Crof caprin-ovin lait a d'ailleurs précisé que le programme a été reconfirmé par la Région mais qu' « il conserve le même financement malgré l'ouverture aux Auvergnats ». « Le syndicat isérois doit secouer les éleveurs pour qu'ils se mobilisent dans la commission du GDS, mais aussi dans les autres comités. On est une petite filière, mais dynamique ! » assure la co-présidente.