Nuciculture
Un rendement plus faible qu'en 2009
Pierre Bellier est nuciculteur depuis 1992, à La Rivière. Il vient de finir sa nouvelle récolte et constate, une baisse de rendement.
« Cette année, le rendement de la récolte des noix est inférieur d'environ moins 15 % à celui de 2009, et les calibres sont plus petits ». Pierre Bellier est producteur de noix à La Rivière depuis 1992, date à laquelle il a repris la partie nucicole de l'exploitation de son père. Depuis début octobre, toute son équipe est sur le pont pour assurer la récolte. Trois semaines intenses où il faut ramasser, trier, sécher et emballer les noix produites sur une quarantaine d'hectares de l'exploitation. Le tout en continu, « une partie de l'équipe s'occupe de trier et sécher les premières noix récoltées au fur et à mesure que nous récoltons ». En moyenne, il ramasse près de 80 tonnes par an. Mais, pour cette saison, il sait déjà que cela ne sera pas le cas. « Je suppose que c'est dû au froid de ce printemps. Il y a eu aussi beaucoup de pluie pendant que les arbres étaient en fleurs, explique ce nuciculteur qui fait partie du groupement de producteurs Sica noix. Mais, je ne peux pas affirmer que ces deux événements soient les causes principales de la baisse de rendement. Il y a des années où il y a beaucoup plu et où la récolte était quand même correcte alors c'est difficile à dire ». Quant aux éventuels dégâts liés à des maladies telle que la mouche du brou, l'agriculteur ne sait pas vraiment quoi en penser. « Cette année, nous n'avons pas eu besoin de faire de traitement contre ce parasite. Cette maladie est très étrange. Dans une même parcelle, nous pouvons avoir des arbres abîmés et d'autres en pleine santé, alors qu'ils sont plantés juste à côté ».
L'appellation d'origine contrôlée, un atout essentiel
Une fois lavées, triées - « une soufflerie élimine les noix creuses qu'on ne voit pas et les sépare des bonnes » - et séchées, les noix sont emballées directement sur l'exploitation. Car, question commercialisation, Pierre Bellier se débrouille seul. « Je ne vends pas directement aux consommateurs mais aux grossistes et aux supermarchés. Je vends dans toute la France, et aussi à l'étranger, notamment en Allemagne, au Portugal et en Espagne. Il y a beaucoup de demande pour l'export mais le marché français commence à remonter », constate-t-il. Un succès qu'il doit à la qualité de sa production entièrement faite selon le cahier des charges de l'Appellation d'origine contrôlée. « Pour moi, c'est un atout essentiel. C'est une image de marque, les noix en AOC sont reconnues comme étant de qualité. On doit tout faire pour ne pas galvauder cet appellation. Je la mets toujours en avant, même si le succès d'une exploitation ne se fait pas qu'avec ça. Il faut des années pour se bâtir une renommée », assure Pierre Bellier. Quant à la situation de la filière, « même si depuis trois ou quatre ans, les prix sont assez instables, nous sommes dans une moyenne. Et en agriculture, quand on a la chance d'être dans la moyenne, on ne se plaint pas », souligne-t-il, philosophe.
Lucile Ageron
L'appellation d'origine contrôlée, un atout essentiel
Une fois lavées, triées - « une soufflerie élimine les noix creuses qu'on ne voit pas et les sépare des bonnes » - et séchées, les noix sont emballées directement sur l'exploitation. Car, question commercialisation, Pierre Bellier se débrouille seul. « Je ne vends pas directement aux consommateurs mais aux grossistes et aux supermarchés. Je vends dans toute la France, et aussi à l'étranger, notamment en Allemagne, au Portugal et en Espagne. Il y a beaucoup de demande pour l'export mais le marché français commence à remonter », constate-t-il. Un succès qu'il doit à la qualité de sa production entièrement faite selon le cahier des charges de l'Appellation d'origine contrôlée. « Pour moi, c'est un atout essentiel. C'est une image de marque, les noix en AOC sont reconnues comme étant de qualité. On doit tout faire pour ne pas galvauder cet appellation. Je la mets toujours en avant, même si le succès d'une exploitation ne se fait pas qu'avec ça. Il faut des années pour se bâtir une renommée », assure Pierre Bellier. Quant à la situation de la filière, « même si depuis trois ou quatre ans, les prix sont assez instables, nous sommes dans une moyenne. Et en agriculture, quand on a la chance d'être dans la moyenne, on ne se plaint pas », souligne-t-il, philosophe.