Un rêve de gosse qui se réalise
« Je ne sais pas pourquoi, mais depuis que je suis tout petit, je suis passionné par le métier d'agriculteur. J'ai toujours voulu m'installer et aujourd'hui, j'ai réussi. C'est un vrai rêve de gosse qui s'est réalisé », explique, avec enthousiasme, Quentin Serre-Combe, âgé de 25 ans qui a finalisé son installation à Colombe, le 1er juillet. Non issu du milieu agricole, originaire de Colombe, le jeune homme, lorsqu'il était enfant, passait son temps dans les fermes du secteur. C'est donc tout naturellement qu'il s'est orienté vers des études agricoles en s'engageant dans un Bepa Agro-équipement à La Motte-Servolex, et un brevet professionnel du même intitulé, à Bourg-en-Bresse.
Après avoir réalisé son apprentissage chez Guillaume Robert-Michon, éleveur laitier à Colombe au sein du Gaec de la Raffinière, Quentin Serre-Combe est resté sept ans salarié de son exploitation. Il comptait même s'installer au sein du Gaec mais la - mauvaise - conjoncture laitière en a décidé autrement. Il a finalement repris l'exploitation de Jean-Pierre Billon, composée de 65 hectares de terres labourables et 35 de prairies, dans laquelle il élève un troupeau de 23 bovins viande de race charolaise (à terme, il vise 30 mères allaitantes). Préférant jouer la sécurité, le jeune agriculteur a fait le choix de continuer à travailler à mi-temps pour les associés du Gaec de la Raffinière. « J'ai toujours voulu exercer ce métier, même si je sais qu'il n'est pas facile. J'en connais les dangers et les risques. Je suis prêt à faire les efforts nécessaires ». Pour autant, Quentin Serre-Combe, déjà père d'un petit garçon de deux ans, tient à avoir une vie de famille. Si plus jeune, il voulait devenir éleveur laitier, il a préféré se diriger vers l'élevage allaitant. « La production laitière est trop contraignante par rapport aux revenus qu'elle permet de dégager », explique-t-il.
Une bonne entente locale
Installé avec la DJA (Dotation jeune agriculteur), l'agriculteur reconnaît que le parcours emprunté pour mener son projet à terme génère « un certain stress ». « C'est beaucoup de papier et de procédure. Cela prend du temps et nécessite d'être bien organisé », avoue-t-il. Très investi dans la démarche depuis l'automne, il est aujourd'hui heureux qu'elle ait abouti dans les temps. Il admet que cela ne fut pas toujours facile de la mener en parallèle de son emploi. « Mais cela s'est bien passé. Nous avons la chance de bien nous entendre avec les Robert-Michon ». Cette bonne entente locale, Quentin Serre-Combe la juge primordiale. « Nous sommes trois exploitants à proximité à aimer travailler ensemble. C'est important de ne pas se sentir seul, d'être bien entouré. Je sais qu'en tant que jeune agriculteur, je peux me renseigner auprès de mes voisins, constate-t-il. Pour l'instant, tout se passe bien. J'espère que cela va continuer comme cela ».
Isabelle Brenguier