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Exercice d'intervention en cas d'épizootie

Un rotoluve pour éviter la contagion

En cas d'épizootie majeure au sein d'une exploitation, le groupement de défense sanitaire (GDS) peut être amené à intervenir afin de mettre en place des dispositifs spécifiques. Régulièrement, des exercices d'entraînement ont lieu.
Un rotoluve pour éviter la contagion
Chaque année, les équipes du groupement de défense sanitaire de l'Isère peuvent être amenées à intervenir lors de maladies contagieuses au sein des exploitations. Régulièrement, elles réalisent des exercices d'entraînement. Le but : être réactif rapidement en cas de crise. Jeudi 21 octobre, elles expérimentaient l'installation d'un rotoluve au sein du Gaec de la Mure, à Biol. « Cet équipement est mis en place lors des cas de suspicion d'un foyer de maladie grave comme la peste porcine, la grippe aviaire ou encore la fièvre aphteuse. Il permet de désinfecter les véhicules entrant et sortant d'une exploitation, explique Michel Duprès, directeur du GDS de l'Isère. La préfecture de l'Isère, au travers de la direction départementale de la protection des populations, nous conventionne pour cela. Et les services du Conseil général nous aident lorsque ce système doit être mis en place sur les routes ». Le scénario était donc le suivant : « Nous avons imaginé qu'une alerte était donnée à 6h30 et nous étions opérationnels sur le site à 9 heures. Tout devait être monté pour 11 heures », détaille-t-il. Seule petite différence avec un cas réel : « Nous avons choisi l'endroit le plus plat du Gaec pour installer plus facilement le rotoluve. Mais ce n'est pas toujours possible et, en situation réelle, nous sommes bien souvent obligés de créer une plateforme pour niveler le terrain », ajoute-t-il.

Etre capable d'intervenir en quelques heures
Installé en principe à l'entrée des exploitations suspectes, le rotoluve est principalement constitué d'une bâche, étanche, étendue sur le sol. Des sacs à silo retiennent les bords et donc, la solution désinfectante - de la soude - qui emplit la bâche. Durant toute la phase de suspicion, les techniciens vérifient régulièrement le taux de pH de la solution et renouvellent le produit lorsque cela est nécessaire. Cet exercice se pratique au minimum une fois par an. « L'objectif étant vraiment de se rendre compte des difficultés que l'on peut rencontrer au cours du montage pour être capable de réagir rapidement. Nous sommes censés, en cas d'épizootie, agir en quelques heures », rappelle le directeur du GDS de l'Isère. Par le passé, ce dispositif n'a été mis en place que peu de fois, notamment en 2001 « pour des cas de fièvre aphteuse. Nous avons été aussi sur le qui-vive en 2004 et 2005 pour la grippe aviaire, mais nous n'avons pas eu besoin d'intervenir ».
Lucile Ageron