Ceux qui ne connaissaient pas les métiers ou les outils d'antan pouvaient aller à Vernioz ce week-end pour la fête des battages. L'ambiance très bon enfant y a attiré beaucoup de monde, souvent des locaux, mais de toute façon des gens qui voulaient se replonger dans une atmosphère particulière. Et là, il y en avait pour le déplacement. Entre autre, grâce au Musée de la vie rurale qui a déplacé plusieurs de ses outils dans la prairie consacrée à la fête. Une belle machine que les membres de l'association appellent la « loco » crachait des nuages de vapeur et faisait un bruit d'enfer au lancement. A côté, une batteuse mais aussi une scie à ruban apportent la preuve de l'ingéniosité de l'homme bien avant le temps de l'électricité. A proximité, un moulin à huile mobile, monté sur une remorque, permettait de découvrir la fabrication de l'huile de noix. Un pressoir à pommes donnait accès à un bon jus frais que les badauds pouvaient emporter.
Alors, le stand de la marque Is(h)ere avait toute sa place pour faire découvrir la démarche départementale de valorisation des produits locaux. Les curieux s'approchaient et venaient goûter les échantillons : les divers fromages des laiteries des Alpes ou du Mont Aiguille, les pommes de Saint-Prim, les charcuteries de La Mure. Les consommateurs repartaient ravis de l'agréable expérience et gardaient bien leur dépliant explicatif sur la marque. Ils n'avaient qu'une seule question : « Où peut-on retrouver ces produits près de chez nous ? »
« Je suis attentive à la provenance de ce que j'achète, explique une dame. Je me sers régulièrement au Mussi (magasin de producteurs de Péage-de-Roussillon, ndlr). Leur parking rend l'accès beaucoup plus facile qu'avant, mais je ne vais pas que là. C'est intéressant de connaître les points de vente des produits que nous venons de découvrir. » Le site de la marque l'aidera certainement.