Une filière face à son destin
Une quinzaine d'éleveurs ovins isérois seront présents à la Beaucroissant pour promouvoir une filière qu'ils veulent de qualité et faire découvrir les différentes races ovines. Vendredi, la foire au bétail et les concours de jugement des lycéens occuperont une très grande partie de la matinée, ponctuée par une prise de parole lors du passage du cortège officiel. En effet, fortement éprouvés cet été par la prédation, les éleveurs entendent poser la question de l'avenir des alpages et plus globalement de la filière ovine, de son rôle dans la diversité économique, sociale et environnementale de l'espace montagne et de la qualité de l'élevage. Samedi et dimanche, les éleveurs ont prévu d'organiser trois séances d'animation quotidienne : démonstration de chiens de troupeau, tonte et utilisation de matériel en partenariat avec les coopératives Provalp et Bergers du soleil (matériel de contention, d'échographie... ). Tout au long du week-end, le stand proposera également un agneau à peser, que remportera la personne s'étant rapprochée au plus juste de son poids.
Cette année, la race dauphinoise grivette et le mouton vendéen prendront par au jeu du Concours de jugement d'animaux par les jeunes (CJAJ) en espèce ovine. Organisateur de la manifestation qui en est à sa quatrième édition, le lycée agricole de La Côte-Saint-André a enregistré 64 inscriptions pour cette finale interdépartementale, puisque participent les élèves des lycées agricoles de Bourg-les-Valence dans la Drôme et de La Côte, ainsi que ceux de la MFR de Chatte. A partir d'animaux témoins notés par un juge professionnel, les jeunes devront à leur tour viser les moutons en tentant de s'écarter le moins possible du pointage de référence. « Les lycéens participent à ce concours après la rentrée, dès leur arrivée en première année, ce qui leur permet de rencontrer des professionnels tout de suite. Ils profitent aussi des conseils et des explications des pointeurs professionnels », explique Patrick Delizy, enseignant au lycée agricole de La Côte-Saint-André. Qu'il s'agisse du concours ovin ou bovin, les lycéens se prêtent volontiers au jeu, de sorte qu'ils sont de plus en plus nombreux à s'engager. « Le candidat qui remportera l'épreuve participera à la finale nationale qui se déroulera lors du prochain Salon de l'agriculture, à Paris, en février 2015 », insiste l'enseignant, cheville ouvrière du concours. Rendez-vous donc au stand ovin, à côté de l'Agrivillage et du stand bovin charolais.