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MécaFourrages 2011

Une journée dédiée à l'autonomie alimentaire

Les organisateurs de la journée technique « MécaFourrages » du 18 mai prochain à Biol en ont dévoilé le programme, centré sur l'autonomie alimentaire, en lien notamment avec le nouveau cahier des charges de la zone saint-marcellin.
Une journée dédiée à l'autonomie alimentaire
Un série d'ateliers de 9 h 30 à 11 heures, puis des raids machines, un débat à 14 heures et des démonstrations libres assurées par les constructeurs à partir de 15 heures : le prochain MécaFourrages prévu à Biol, mercredi 18 mai, s'inscrit dans le schéma type des « MécaEvènements » coordonnés par la fédération nationale des coopératives d'utilisation de matériel agricole (FNCuma). La différence, cette année, c'est que, suite au trois MécaFourrages de Mazet-Saint-Voy (Haute-Loire), en 2009, Saint-Thégonnec (Finistère) et Charnizay (Indre-et-Loire), en 2010, le seul « MécaEvènement » de l'année dédié à l'herbe aura lieu en Rhône-Alpes en 2011. « Nous sommes très heureux de la candidature de la fédération de l'Isère », a déclaré Jean-Baptiste Leclercq, chargé de mission de la FNCuma, lors de la présentation de la manifestation, le 25 janvier, à la salle des associations de Biol, devant un parterre d'adhérents de Cuma, mais aussi d'élus locaux, de représentants d'établissements de formation agricole et des principales organisations professionnelles agricoles de l'Isère.
L'IGP saint-marcellin comme fil rouge
Le programme de la journée technique est bien ancré dans le terroir local, puisque la problématique des éleveurs bovins laitiers de la zone saint-marcellin, qui doivent se préparer à l'entrée en vigueur d'un nouveau cahier des charges du fait du passage en indication géographique protégée, constitue le fil rouge de ce MécaFourrages placé sous le signe de l'autonomie alimentaire. « Cet exemple illustrera par exemple le lien entre qualité des produits et terroir », a souligné Patrick Grimault, coordinateur du pôle Centre-Est-Méditerranée du réseau Cuma. Le nouveau cahier des charges proposé à l'Europe instaurant un seuil de 80 % d'herbe dans la ration, nul doute que les ateliers sur la gestion du pâturage, le coût des fourrages, les prairies de fauche et la qualité des semences retiendront également toute l'attention de ces producteurs. Mais pas seulement.
Une vitrine pour l'agriculture iséroise
« Cet évènement permettra de renforcer le lien entre les Cuma iséroises et de fédérer les agriculteurs du département, mais il constitue également une bonne occasion de montrer notre dynamisme. Nous pourrons faire la promotion des productions départementales et de l'activité agricole en général », espère Didier Veyron, le président de la FDCuma, pour qui « la manifestation intéressera les non agriculteurs, même si elle aborde des thèmes techniques importants pour les professionnels ». Enfin, MécaFourrages décidera peut-être des agriculteurs à pratiquer la mécanisation collective. Mais, pour l'instant, la FDCuma cherche surtout à fédérer l'ensemble de la profession autour de l'évènement, dont le budget a été estimé à 70 000 euros. « Il faut aussi compter environ 80 bénévoles pour assurer la logistique le jour J », a indiqué Jean-Baptiste Leclercq.
Cécile Fandos
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MécaFourrages, l'un des « MécaEvènements » du réseau des Cuma
« Associer des ateliers techniques conçus par des organismes spécialisées et des démonstrations de matériel menées par les constructeurs partenaires », tel est le principe des journées techniques organisées chaque année par le réseau Cuma pour créer « des lieux d'échanges entre les agriculteurs et les autres acteurs professionnels de différentes filières ». A côté des MécaFourrages, des MécaSols ou MécaMaïs ont en effet pris le relais des rallyes herbe, sol ou vigne, par exemple, organisés jusqu'en 2008. Si la formule a évolué, notamment en intégrant des démonstrations libres l'après-midi, les fondements de ces « MécaEvènements » sont toujours les mêmes. La principale motivation des organisateurs non plus n'a pas changé : il s'agit toujours de montrer « une vitrine de nouvelles technologies, à l'attention notamment des agriculteurs qui ne peuvent pas se déplacer dans les grands salons nationaux comme le Sima, Innovagri ou le Sommet de l'élevage ».
C.F.
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