Festival du film de Beaurepaire
Une notoriété désormais incontestable
Depuis 1989, année de leur création, les Rencontres internationales du cinéma, l'autre nom du festival de Beaurepaire, ont gagné leurs lettres de noblesse, à tel point que des producteurs réclament d'y passer. La preuve que les territoires ruraux peuvent avoir accès à tout, pourvu qu'ils en aient la volonté.
Les deux dernières éditions ont accueilli plus de 2 000 spectateurs. Qu'en sera-t-il de la prochaine ? Dès demain, et pour trois jours, le festival du film de Beaurepaire va ouvrir ses portes avec un programme chargé. Des longs métrages français ou étrangers en avant-première, des sorties récentes, des films pour enfants, l'éclectisme règnera sur la programmation. « Nous faisons toujours un clin d'oeil par rapport au festival de Cannes, explique Pierre de Gardebosc, en prenant souvent une comédie qui y a été primée. Mais je fonctionne également au coup de coeur pour certains films et d'autres que je tiens particulièrement à défendre. C'est le cas pour Another year de Mike Leigh ». Le programmateur tient également à offrir un panorama large de productions permettant de satisfaire un public varié. « On touche ainsi tous les genres de l'aventure au fantastique en passant par le documentaire et les films d'art et d'essai ». Mais « le plus dur est d'être sûr de la venue des acteurs et des producteurs». Compte tenu des contingences liées à leur métier, il peut y avoir des désistements ou des venues impromptues. Samedi et dimanche, les organisateurs sont ainsi certains de la présence de Sylvie Flepp, alias Myrta Torrès dans "Plus belle la vie".
Une politique culturelle globale et cohérente
Pour les élus locaux, le réel succès des ces Rencontres internationales du cinéma de Beaurepaire est un motif de satisfaction. Christian Nucci, promoteur à l'époque du rachat par la municipalité du cinéma local, se dit « fier et heureux, même si rien n'est jamais acquis ». Et de raconter : « En 1986-87, il n'avait pas été facile de faire accepter un investissement de deux millions de francs, pour reprendre une salle qui périclitait. Mais je considère que le septième art est un vecteur moderne d'une politique culturelle. Cette dernière participe au développement humain, au même titre que l'emploi, l'éducation ou la santé ». Alors aujourd'hui avec 43 000 entrées par an (35 000 déjà à septembre 2010), on peut dire que le cinéma a réussi à fidéliser, voire à conquérir, un large public. « Le festival démontre que la culture, cinématographique , n'est pas seulement réservée à une élite ou une population exclusivement urbaine ou péri-urbaine, estime Philippe Mignot, maire de Beaurepaire et conseiller régional. Les secteurs ruraux peuvent y avoir accès ».
Serein dans un environnement concurrentiel
« Le festival a un effet de levier sur la fréquentation » et le retour de la population vers le cinéma, mais il n'est pas le seul facteur favorisant. La salle est intercommunale, ce qui implique l'ensemble des villages de la communauté de communes, et il y a également un cinéma d'été itinérant. Amener les productions cinématographiques au plus près des habitants éparpillés sur un territoire rural, leur refait prendre goût à ce loisir. « Prochainement, il va y avoir l'implantation d'un multiplex à Salaise-sur-Sanne, s'inquiète Philippe Mignot, mais en même temps nous avons d'autres atouts à Beaurepaire ». Et de citer la proximité de l'exploitant de la salle que chacun connaît presque personnellement, l'ancrage dans le paysage local favorisé par le festival, la taille humaine des deux salles qui n'empêche pas la présence de la 3D depuis l'an dernier.
Cette technique « fait venir un nouveau public » confirme Joffrey Formont, l'exploitant de la salle de Beaurepaire. « Nous avons de plus en plus de monde, mais ressentions le besoin également de rajeunir ce public ». La 3D y participe, mais également une programmation adaptée. Ainsi, cinq à six films sont diffusés par semaine, soit environ 260 par an, tant sur des productions grand public diffusées au même moment que leur sortie nationale, que sur des films d'auteur, ou bien encore des films d'enfants. « Je tiens compte de mes goûts, des contraintes commerciales, des attentes du public et essaie de toucher tout le monde » confirme le jeune gérant.
Jean-Marc Emprin
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Courts métrages en compétition
Dimanche, à partir de 10 heures, avant de lancer les sept courts métrages en compétition, le court métrage réalisé sur le festival 2009 par les lycéens du Lycée Sainte-Cécile de La Côte-Saint-André sera projeté en préambule, ainsi que les courts métrages amateurs.
Une pute et un poussin
Réalisé par Clément Michel
Durée : 00h15min
Yelle joue Louise, une jeune femme perdue au beau milieu de nulle part. À un arrêt de bus, elle rencontre un jeune homme costumé en gros poussin qui pédale péniblement sur sa bicyclette rouillée. Une rencontre improbable, tendre et loufoque, entre deux oiseaux paumés qui vont faire un vrai bout de chemin ensemble.
Le grand moment de solitude
Réalisateur : Wilfried Meance
Durée : 7mn 30s
Avez-vous déjà vécu un grand moment de solitude ? Rémi, invité à l'anniversaire du père de sa petite amie, va en faire la terrible expérience.
Karma Battle
Durée : 10mn
Coup de tonnerre au World Karma Battle Championship ! Le Dalaï-lama, tenant du titre, est en difficulté. Son adversaire, un Français sans complexe, est bien décidé à marquer les esprits.
La carte
Durée : 7mn 30s
Un jeune homme qui vit dans une carte postale en couleur tombe amoureux d'une jeune femme qui vit dans une carte postale en noir et blanc. Il est prêt à tout pour la rejoindre et rester avec elle.
Le petit dragon
Durée : 8mn 15s
Trente-cinq après la disparition de Bruce Lee, son âme se réincarne dans le corps d'une petite poupée à son effigie. Avec assurance, le jouet en caoutchouc part à la découverte du monde hors d'échelle qui l'entoure.
SARL Noël "Père et Mère"
Durée : 8mn)
L'ouverture des cadeaux de noël est pour les enfants un moment de joie universelle. Mais quand de nombreux jouets se révèlent étrangement défectueux, c'est la crise et la colère dans le monde entier.
La cause de cette cacophonie ? La mondialisation et… une grosse flemme du Père Noël. Ou comment lassitude et libéralisme menacent jusqu'à la plus symbolique des traditions.
Voyage d'affaires
Durée : 10min
En plus voyage d'affaires, Jean-Paul Clément se retrouve avec un message enregistré sur son portable et un gros dilemne à régler.
----- ENCADRE ----------------------------------------------------------------------------------------------------
Programme des projections
vendredi 15 octobre
A 20h30
Ces amours-là, de Claude Lelouch.
A 20h45
Ao, le dernier néandertal, de Jacques Malaterre.
Samedi 16 octobre
A 14h00
Ce n'est qu'un début, de Jean-Pierre Pozzi et Pierre Barougier (Avant-première)
Alpha et Oméga, d'A. Belle et Ben Gluck (pour enfants, 3D)
A 14h45
Ma petite planète chérie, de J.R Girerd, (pour enfants, 3D)
A 16h30
Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, de Woody Allen.
A 18h15
Je vous aime beaucoup, de Philippe Locquet (hommage à Firmine Richard)
A 18h20
Buried, de Rodrigo Cortés (Avant-première).
A 20h45
Romuald et Juliette, de Coline Serreau (hommage à Firmine Richard)
A 21h00
Sans queue, ni tête, de Jeanne Labrune
Dimanche 17 octobre
A 14h30
Le royaume de Ga'Hoole, de Zack Snyder (pour enfant, 3D)
A 14h45
Vertige d'une rencontre, de Jean-Michel Bertrand
A 17h30
Il reste du jambon, d'Anne de Pétrini (Avant-première)
Another year, de Mike Leigh.
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Une politique culturelle globale et cohérente
Pour les élus locaux, le réel succès des ces Rencontres internationales du cinéma de Beaurepaire est un motif de satisfaction. Christian Nucci, promoteur à l'époque du rachat par la municipalité du cinéma local, se dit « fier et heureux, même si rien n'est jamais acquis ». Et de raconter : « En 1986-87, il n'avait pas été facile de faire accepter un investissement de deux millions de francs, pour reprendre une salle qui périclitait. Mais je considère que le septième art est un vecteur moderne d'une politique culturelle. Cette dernière participe au développement humain, au même titre que l'emploi, l'éducation ou la santé ». Alors aujourd'hui avec 43 000 entrées par an (35 000 déjà à septembre 2010), on peut dire que le cinéma a réussi à fidéliser, voire à conquérir, un large public. « Le festival démontre que la culture, cinématographique , n'est pas seulement réservée à une élite ou une population exclusivement urbaine ou péri-urbaine, estime Philippe Mignot, maire de Beaurepaire et conseiller régional. Les secteurs ruraux peuvent y avoir accès ».
Serein dans un environnement concurrentiel
« Le festival a un effet de levier sur la fréquentation » et le retour de la population vers le cinéma, mais il n'est pas le seul facteur favorisant. La salle est intercommunale, ce qui implique l'ensemble des villages de la communauté de communes, et il y a également un cinéma d'été itinérant. Amener les productions cinématographiques au plus près des habitants éparpillés sur un territoire rural, leur refait prendre goût à ce loisir. « Prochainement, il va y avoir l'implantation d'un multiplex à Salaise-sur-Sanne, s'inquiète Philippe Mignot, mais en même temps nous avons d'autres atouts à Beaurepaire ». Et de citer la proximité de l'exploitant de la salle que chacun connaît presque personnellement, l'ancrage dans le paysage local favorisé par le festival, la taille humaine des deux salles qui n'empêche pas la présence de la 3D depuis l'an dernier.
Cette technique « fait venir un nouveau public » confirme Joffrey Formont, l'exploitant de la salle de Beaurepaire. « Nous avons de plus en plus de monde, mais ressentions le besoin également de rajeunir ce public ». La 3D y participe, mais également une programmation adaptée. Ainsi, cinq à six films sont diffusés par semaine, soit environ 260 par an, tant sur des productions grand public diffusées au même moment que leur sortie nationale, que sur des films d'auteur, ou bien encore des films d'enfants. « Je tiens compte de mes goûts, des contraintes commerciales, des attentes du public et essaie de toucher tout le monde » confirme le jeune gérant.
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Une pute et un poussin
Réalisé par Clément Michel
Durée : 00h15min
Yelle joue Louise, une jeune femme perdue au beau milieu de nulle part. À un arrêt de bus, elle rencontre un jeune homme costumé en gros poussin qui pédale péniblement sur sa bicyclette rouillée. Une rencontre improbable, tendre et loufoque, entre deux oiseaux paumés qui vont faire un vrai bout de chemin ensemble.
Le grand moment de solitude
Réalisateur : Wilfried Meance
Durée : 7mn 30s
Avez-vous déjà vécu un grand moment de solitude ? Rémi, invité à l'anniversaire du père de sa petite amie, va en faire la terrible expérience.
Karma Battle
Durée : 10mn
Coup de tonnerre au World Karma Battle Championship ! Le Dalaï-lama, tenant du titre, est en difficulté. Son adversaire, un Français sans complexe, est bien décidé à marquer les esprits.
La carte
Durée : 7mn 30s
Un jeune homme qui vit dans une carte postale en couleur tombe amoureux d'une jeune femme qui vit dans une carte postale en noir et blanc. Il est prêt à tout pour la rejoindre et rester avec elle.
Le petit dragon
Durée : 8mn 15s
Trente-cinq après la disparition de Bruce Lee, son âme se réincarne dans le corps d'une petite poupée à son effigie. Avec assurance, le jouet en caoutchouc part à la découverte du monde hors d'échelle qui l'entoure.
SARL Noël "Père et Mère"
Durée : 8mn)
L'ouverture des cadeaux de noël est pour les enfants un moment de joie universelle. Mais quand de nombreux jouets se révèlent étrangement défectueux, c'est la crise et la colère dans le monde entier.
La cause de cette cacophonie ? La mondialisation et… une grosse flemme du Père Noël. Ou comment lassitude et libéralisme menacent jusqu'à la plus symbolique des traditions.
Voyage d'affaires
Durée : 10min
En plus voyage d'affaires, Jean-Paul Clément se retrouve avec un message enregistré sur son portable et un gros dilemne à régler.
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vendredi 15 octobre
A 20h30
Ces amours-là, de Claude Lelouch.
A 20h45
Ao, le dernier néandertal, de Jacques Malaterre.
Samedi 16 octobre
A 14h00
Ce n'est qu'un début, de Jean-Pierre Pozzi et Pierre Barougier (Avant-première)
Alpha et Oméga, d'A. Belle et Ben Gluck (pour enfants, 3D)
A 14h45
Ma petite planète chérie, de J.R Girerd, (pour enfants, 3D)
A 16h30
Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, de Woody Allen.
A 18h15
Je vous aime beaucoup, de Philippe Locquet (hommage à Firmine Richard)
A 18h20
Buried, de Rodrigo Cortés (Avant-première).
A 20h45
Romuald et Juliette, de Coline Serreau (hommage à Firmine Richard)
A 21h00
Sans queue, ni tête, de Jeanne Labrune
Dimanche 17 octobre
A 14h30
Le royaume de Ga'Hoole, de Zack Snyder (pour enfant, 3D)
A 14h45
Vertige d'une rencontre, de Jean-Michel Bertrand
A 17h30
Il reste du jambon, d'Anne de Pétrini (Avant-première)
Another year, de Mike Leigh.
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