Sanitaire
Une nouvelle saison d'alpage en vue
Prévention/La mise en alpages a des atouts, mais présente aussi des risques sanitaires, qu'il convient de prévenir en amont de la transhumance.
L'alpage est une pratique très bénéfique pour les exploitations. Il permet de limiter la charge de travail pendant une période déjà bien remplie et aux animaux de valoriser les pâtures. Et que serait un paysage estival de montagne sans les vaches ? Mais il ne faut pas oublier que l'alpage est un mélange d'animaux et que quelques précautions s'imposent pour que les choses se passent sereinement.
Les mentions obligatoires
Les premières indications sanitaires sont sur la carte verte. Les mentions « officiellement indemne en leucose, officiellement indemne en brucellose, officiellement indemne en tuberculose », ainsi que « zone assainie en varron », doivent apparaître sur cette attestation sanitaire.
La mention « cheptel indemne d'IBR » (attribuée aux troupeaux dont les analyses de rhinotrachéite infectieuse bovine des deux dernières prophylaxies sont négatives et dont toutes les introductions ont été contrôlées) ou « cheptel contrôlé en IBR » doit figurer en clair sur les cartes vertes des bovins et les notifications de transhumance. Si l'élevage ne bénéficie pas de l'appellation IBR, il faut prendre contact avec le groupement de défense sanitaire pour en demander une. En effet, même si dans quelques alpages vous pourrez monter sans appellation IBR, l'arrêté ministériel IBR de 2006 impose le contrôle de cette maladie dans tous les élevages bovins. Et tous les bovins qui sont IBR positifs doivent êtres vaccinés, même s'ils ne montent pas en alpage.
Gare à la BVD !
D'autres maladies, telles que l'enterotoxémie, qui peut survenir suite à une ingestion massive d'herbe jeune au moment de la mise à l'herbe ou des repousses de septembre, sont également à surveiller.
- En ce qui concerne l'enterotoxémie, la vaccination permet une prévention simple et efficace.
- Pour prévenir les problèmes dus à la maladie des muqueuses, il est indispensable de prévoir la vaccination des génisses et des vaches montant en alpage avant la mise à la reproduction. En effet, lors de regroupements d'animaux, des bêtes dont le statut vis-à-vis de la diarrhée virale bovine (BVD, l'autre nom de la maladie des muqueuses) est inconnu se côtoient, étant donné que son dépistage n'est pas systématique. Or, si des animaux gestants entrent en contact avec le virus (du fait de la proximité avec des infectés permanents immunotolérants -Ipi- ou des porteurs transitoires du virus), il peut se produire des avortements ou la mise-bas de nouveaux Ipi, qui excrètent du virus et peuvent entraîner d'importants problèmes sanitaires de retour dans les élevages.
- Un examen de la sclère oculaire peut permettre de dépister certains porteurs de la besnoitiose, qui est une maladie parasitaire transmise par les piqûres de grosses mouches ou de taons se manifestant d'abord par de la fièvre, des oedèmes, puis par une phase ou la peau devient dure, épaisse, plissée et cartonneuse. L'issue est presque systématiquement la mort de l'animal. Il est même parfois nécessaire de procéder à son euthanasie.
Nécessaires vaccinations
- En ce qui concerne la fièvre catarrhale ovine, transmise par un moucheron, la vaccination est volontaire. Elle reste le moyen le plus efficace pour protéger les animaux.
- Enfin, si vous mettez vos animaux dans des alpages ou la fièvre charbonneuse est connue, il est indispensable de les faire vacciner contre cette bactérie très résistante qui peut rester dans le sol pendant plus d'un siècle.
Quand vous faites vacciner vos animaux, consultez votre vétérinaire pour le choix du vaccin et du protocole adapté à vos animaux.
Groupement de défense sanitaire de l'Isère
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En cas d'accident
Dans le cas où ils ne peuvent être évacués en tracteur ou par un autre moyen à la disposition des alpagistes, la fédération des alpages de l'Isère (FAI) organise un service d'héliportage des animaux accidentés (morts ou vifs), dans la limite d'un bovin, dix brebis ou de 600 kilos, financé par le conseil général à hauteur de 80 % du coût de la mission pour les trois premiers accidents, 50 % pour les trois suivants et 20 % si un septième, huitième voire neuvième accident devait survenir au sein de l'unité pastorale. « Au-delà, il n'y a pas de prise en charge », prévient la FAI, qui incite les éleveurs confrontés à des accidents répétés à la contacter pour rechercher avec eux des solutions techniques durables.
La FAI rappelle enfin qu'en s'assurant auprès de Groupama, il est possible de bénéficier de 10 % de prise en charge supplémentaires.
C.F.
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Les mentions obligatoires
Les premières indications sanitaires sont sur la carte verte. Les mentions « officiellement indemne en leucose, officiellement indemne en brucellose, officiellement indemne en tuberculose », ainsi que « zone assainie en varron », doivent apparaître sur cette attestation sanitaire.
La mention « cheptel indemne d'IBR » (attribuée aux troupeaux dont les analyses de rhinotrachéite infectieuse bovine des deux dernières prophylaxies sont négatives et dont toutes les introductions ont été contrôlées) ou « cheptel contrôlé en IBR » doit figurer en clair sur les cartes vertes des bovins et les notifications de transhumance. Si l'élevage ne bénéficie pas de l'appellation IBR, il faut prendre contact avec le groupement de défense sanitaire pour en demander une. En effet, même si dans quelques alpages vous pourrez monter sans appellation IBR, l'arrêté ministériel IBR de 2006 impose le contrôle de cette maladie dans tous les élevages bovins. Et tous les bovins qui sont IBR positifs doivent êtres vaccinés, même s'ils ne montent pas en alpage.
Gare à la BVD !
D'autres maladies, telles que l'enterotoxémie, qui peut survenir suite à une ingestion massive d'herbe jeune au moment de la mise à l'herbe ou des repousses de septembre, sont également à surveiller.
- En ce qui concerne l'enterotoxémie, la vaccination permet une prévention simple et efficace.
- Pour prévenir les problèmes dus à la maladie des muqueuses, il est indispensable de prévoir la vaccination des génisses et des vaches montant en alpage avant la mise à la reproduction. En effet, lors de regroupements d'animaux, des bêtes dont le statut vis-à-vis de la diarrhée virale bovine (BVD, l'autre nom de la maladie des muqueuses) est inconnu se côtoient, étant donné que son dépistage n'est pas systématique. Or, si des animaux gestants entrent en contact avec le virus (du fait de la proximité avec des infectés permanents immunotolérants -Ipi- ou des porteurs transitoires du virus), il peut se produire des avortements ou la mise-bas de nouveaux Ipi, qui excrètent du virus et peuvent entraîner d'importants problèmes sanitaires de retour dans les élevages.
- Un examen de la sclère oculaire peut permettre de dépister certains porteurs de la besnoitiose, qui est une maladie parasitaire transmise par les piqûres de grosses mouches ou de taons se manifestant d'abord par de la fièvre, des oedèmes, puis par une phase ou la peau devient dure, épaisse, plissée et cartonneuse. L'issue est presque systématiquement la mort de l'animal. Il est même parfois nécessaire de procéder à son euthanasie.
Nécessaires vaccinations
- En ce qui concerne la fièvre catarrhale ovine, transmise par un moucheron, la vaccination est volontaire. Elle reste le moyen le plus efficace pour protéger les animaux.
- Enfin, si vous mettez vos animaux dans des alpages ou la fièvre charbonneuse est connue, il est indispensable de les faire vacciner contre cette bactérie très résistante qui peut rester dans le sol pendant plus d'un siècle.
Quand vous faites vacciner vos animaux, consultez votre vétérinaire pour le choix du vaccin et du protocole adapté à vos animaux.
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Dans le cas où ils ne peuvent être évacués en tracteur ou par un autre moyen à la disposition des alpagistes, la fédération des alpages de l'Isère (FAI) organise un service d'héliportage des animaux accidentés (morts ou vifs), dans la limite d'un bovin, dix brebis ou de 600 kilos, financé par le conseil général à hauteur de 80 % du coût de la mission pour les trois premiers accidents, 50 % pour les trois suivants et 20 % si un septième, huitième voire neuvième accident devait survenir au sein de l'unité pastorale. « Au-delà, il n'y a pas de prise en charge », prévient la FAI, qui incite les éleveurs confrontés à des accidents répétés à la contacter pour rechercher avec eux des solutions techniques durables.
La FAI rappelle enfin qu'en s'assurant auprès de Groupama, il est possible de bénéficier de 10 % de prise en charge supplémentaires.
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