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Prix de l'excellence agricole et rurale

Une performance économique durable

Cerfrance accompagne les entreprises en leur donnant les outils pour s'adapter à leur environnement tout en améliorant leur performance. Une d'entre elles sera mise en valeur dans le cadre du prochain prix de l'Excellence agricole et rurale.
Une performance économique durable

Cerfrance Isère s'engage de nouveau auprès de Terre dauphinoise en tant que partenaire du Prix de l'Excellence agricole et rurale qui sera remis à la foire de Beaucroisant le 13 septembre prochain. « C'est un événement intéressant, indique Romain Lecomte, responsable développement et performance à Cerfrance Isère. La première édition a mis en avant des initiatives et des projets qui font bouger les lignes dans le département. » Pour le centre de gestion, c'est aussi l'occasion de présenter sa conception de son métier « dans nos domaines de compétences qui sont l'économie, la gestion et la performance des entreprises agricoles ». C'est logiquement que Cerfrance a choisi de s'inscrire dans la catégorie performance économique des exploitations, son cœur de métier. « C'est un sujet mal connu du grand public qui a beaucoup de représentations », commente le conseiller. Il insiste sur le fait que les exploitations agricoles sont des entreprises, qu'il convient de gérer comme telles, avec leurs contraintes. « Nous souhaitons valoriser une personne qui inscrit sa vision de la performance économique dans une perspective, en se projetant et en assimilant les signaux que lui envoie le système économique, sociétal et environnemental du milieu dans lequel il évolue. »

Une capacité à s'adapter

Le centre de gestion observe une évolution certaine des entreprises agricoles au gré des mutations de marchés ou des événements climatiques. « Il y a des filières dont les résultats s'améliorent quand les facteurs exogènes s'améliorent, mais il y a aussi une réflexion interne des entreprises au regard de leur capacité à s'adapter et à rendre leur structure plus robuste face aux aléas. Cette réflexion porte sur les coûts de revient, sur les volumes de production, sur les investissements, en particulier en ce qui concerne les circuits longs », analyse Romain Lecomte. Il poursuit : « D'autre modèles se développent également. Par exemple, des exploitations en circuit long cherchent à capter de la valeur ajoutée sur des circuits courts, ce qui n'est pas la même chose que produire au meilleur coût. Elles doivent alors se poser un certain nombre de questions : qu'est-ce qu'elles produisent ? Que vendent-elles ? Avec quelle logique de commercialisation ? Quelle logistique ? Quel temps de travail ? »

Racourcir la chaîne de valeur

Le centre d'expertise comptable vient de publier un cahier de référence baptisé Stratégie 2030, de façon à inciter les exploitaitons agricoles à se projeter dans 10 ans. A partir de leur situation actuelle (circuit long ou court) cet outil part de l'analyse des résultats de l'entreprise pour l'inviter à construire son modèle économique à moyen terme, afin de pérenniser sa performance. « Il n'existe pas de recette toute faite, commente le responsable. Il s'agit de construire la stratégie de l'entreprise en partant de ses possibilités et de celle du chef d'entreprise. » Il cite en exemple les filières qualité et les productions sous contrat qui sont une des pistes de diversification créatrices de valeur ajoutée des exploitations en circuit long. « Il existe des initiatives de création de filières locales, souligne-t-il, comme du soja pays, les blés de Valcétri ou de Cholat, qui tendent à raccourcir la chaîne de valeur et se situent dans une économie du milieu. » C'est un raisonnement économique basé sur la mesure des avantages et des inconvénients. « Si le local apporte de la plus-value, il implique aussi des contraintes. »

Cerfrance, accompagne les entreprises en mettant en place des outils de mesure de la rentabilité : coût de revient, excédent brut d'exploitation, mesure de l'équilibre financier, frais de mécanisation etc. « Le support Stratégie 2030 apporte des éléments de réflexion pour les aider à imaginer des alternatives », complète le responsable développement et performance.

Isabelle Doucet