Une technicité accrue
Présence de campagnols, problèmes de sur ou de sous-pâturage, dates de fauches inappropriées... Les origines des dégradations de prairies sont multiples. Pour apporter des solutions concrètes aux éleveurs, plusieurs ateliers mettant en avant des techniques de remise en état de prairies ont été organisés à Merlas durant la journée de l'herbe. Car, dans les systèmes d'exploitation de montagne, l'herbe joue un rôle prépondérant. Il convient donc que les prairies, permanentes ou temporaires, soient suffisamment entretenues, avec des proportions de légumineuses et de graminées harmonieuses pour permettre une optimisation des rendements et de la qualité des fourrages et des pâturages. En terme de coûts de production, cela peut représenter des bénéfices importants pour les éleveurs.
Démonstrations de matériel
« Mais avant toute intervention, il est nécessaire de connaître l'état de ses prairies », prévient Robinson Stieven, conseiller agro-environnement à la chambre d'agriculture de l'Isère. « Un diagnostic basé sur un relevé de flore simplifié permet de connaître précisément leur composition », indique Fabien Faugeroux conseiller agronomie à la chambre d'agriculture Savoie-Mont-Blanc. Pour Emmanuel Jail, éleveur bovin au Sappey-en-Chartreuse, « cela peut être un outil intéressant, car notre appréciation visuelle ne se révèle pas toujours exacte. Parfois, nous avons l'impression qu'elles sont abîmées et elles ne le sont pas tant que cela, et, à l'inverse, il arrive qu'elles aient commencé à se déprécier et on ne l'a pas remarqué ». Le diagnostic permet ensuite de réfléchir à la mise en œuvre des solutions les plus adaptées (alternance entre fauche et pâture raisonnement de la fumure azotée, roulage, hersage, sur-semis...). Pour les illustrer, des démonstrations de matériel sur l'entretien et la rénovation des prairies ont été effectuées. Même si elles intervenaient sur des surfaces en bon état, les agriculteurs ont apprécié la mise en situation. Et si aucune acquisition individuelle ne semble à l'ordre du jour (au regard du coût des appareils et des surfaces d'intervention trop petites pour l'amortissement de tel achats), les agriculteurs voient bien les Cuma pour investir ce nouveau marché.
IB