Autrans
Une touche de modernité dans le métier
Une nouvelle technologie fait son entrée dans les exploitations iséroises : le pocket. Grâce à cet outil, les éleveurs peuvent saisir les informations essentielles de leurs troupeaux, directement depuis leurs exploitations, et sans se connecter à un ordinateur. Témoignage.
Déclarer les naissances, contrôler les dates de vêlages, noter les traitements médicaux de chaque bête... Tout ça peut se faire désormais par internet et par le biais d'un pocket. Cette petite machine, pas plus grosse qu'un téléphone portable tactile, accompagne Paul Faure tous les jours. Eleveur laitier à Autrans, il gère le Gaec des verts sapins avec son frère. Intéressé par l'informatique, - « même si je suis loin d'être un professionnel en la matière », dit-il - Paul Faure travaille depuis décembre dernier, avec un nouvel outil : un pocket. « C'est mon contrôleur laitier qui m'en a parlé. C'est assez pratique, car je peux maintenant tout faire depuis mon exploitation. J'ai choisi le logiciel Orani-web, mais il en existe plusieurs. Grâce à ce système, je n'ai plus besoin de tout noter sur des cahiers ! Je peux déclarer les naissances, commander des boucles, noter les traitements des animaux au jour le jour. Il n'y a plus de risques de perdre les données, c'est très pratique », témoigne-t-il. Une fois que les données sont saisies dans le pocket, il ne reste plus qu'à le brancher à un ordinateur doté d'une connexion internet, pour transférer les informations aux services du groupement de défense sanitaire de l'Isère. Selon Paul Faure, réussir à dompter cette nouvelle technologie ne lui a pas posé de difficultés. « Je ne suis pas un féru de l'informatique et je n'ai pas eu de formation. Malgré tout, la prise en main a été facile, il ne m'a fallu que quelques jours d'adaptation. Même si je n'ai pas encore assez de recul pour juger, j'en suis satisfait pour l'instant. Je pense que cela permet de gagner du temps quand on possède un gros cheptel ».
Suivre plus facilement le troupeau
Un avis que confirme Samuel Bouchier, contrôleur d'élevage sur le secteur de Vercors et Belledonne, pour le Ciel (comité isérois des éleveur laitiers). « Ce système existe depuis quelques années, et en Isère, il y a déjà une soixantaine de pockets en service, tous logiciels confondus. C'est très avantageux car les éleveurs peuvent tout faire, tout de suite. S'ils sont sur leur exploitation et qu'ils veulent commander des boucles, ils n'ont qu'à sortir le pocket de leur poche et le faire. Au-delà de la notification, ils peuvent aussi consulter un agenda qui les tient au courant des dates de chaleurs et de vêlages de chaque animal. De plus en plus d'éleveurs vont avoir besoin de ça pour suivre leur troupeau plus facilement ».
Autre avantage : le pocket peut aussi servir de téléphone portable. « Mettre un pocket, et un téléphone dans chaque poche, c'est un peu contraignant. Maintenant, les deux fonctions sont sur la même machine, et ça leur simplifie les choses », note le conseiller. Pour Paul Faure, cette avancée permet d'anticiper l'avenir : « Cela met une touche de modernité dans le métier. Il faut vivre avec son temps. Car même si mon fils est encore petit, il faut lui donner envie de reprendre, un jour, l'exploitation ».
Lucile Ageron
Suivre plus facilement le troupeau
Un avis que confirme Samuel Bouchier, contrôleur d'élevage sur le secteur de Vercors et Belledonne, pour le Ciel (comité isérois des éleveur laitiers). « Ce système existe depuis quelques années, et en Isère, il y a déjà une soixantaine de pockets en service, tous logiciels confondus. C'est très avantageux car les éleveurs peuvent tout faire, tout de suite. S'ils sont sur leur exploitation et qu'ils veulent commander des boucles, ils n'ont qu'à sortir le pocket de leur poche et le faire. Au-delà de la notification, ils peuvent aussi consulter un agenda qui les tient au courant des dates de chaleurs et de vêlages de chaque animal. De plus en plus d'éleveurs vont avoir besoin de ça pour suivre leur troupeau plus facilement ».
Autre avantage : le pocket peut aussi servir de téléphone portable. « Mettre un pocket, et un téléphone dans chaque poche, c'est un peu contraignant. Maintenant, les deux fonctions sont sur la même machine, et ça leur simplifie les choses », note le conseiller. Pour Paul Faure, cette avancée permet d'anticiper l'avenir : « Cela met une touche de modernité dans le métier. Il faut vivre avec son temps. Car même si mon fils est encore petit, il faut lui donner envie de reprendre, un jour, l'exploitation ».