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Tour de plaine

Une très bonne année

A l'issue de la récolte des céréales, les organismes stockeurs de la région annoncent de bons résultats, autant au niveau des rendements que de la qualité. Un soulagement.
Une très bonne année

« Exceptionnelle ». Louis Antin, responsable de collecte à La Dauphinoise ne cache pas sa satisfaction quand il évoque la collecte de céréales 2017. « Depuis 1990 que je suis dans le métier, je ne crois pas avoir déjà vu de tels résultats ». Tant en rendement qu'en qualité. Jérôme Laborde, directeur de collecte et de commercialisation à Terre d'alliances, et Pierre Chavallard, responsable de production végétale pour le groupe Cholat, reconnaissent aussi, à l'issue des moissons, que « cette récolte est une bonne surprise ». D'autant qu'elle fait suite à deux années difficiles.

Redonner le moral

Selon Pierre Chavallard, « la récolte de colza est exceptionnelle. Nous avons régulièrement enregistré des rendements se situant autour de 40 quintaux à l'hectare, et même quelques moyennes aux environs de 50. C'est vraiment très bien ». Chez Terre d'alliances et La Dauphinoise aussi, les résultats sont bons. « Nous avons habituellement en Rhône-Alpes des rendements qui se situent autour de 30 quintaux. L'an dernier, ils étaient autour de 36, ce qui était déjà assez bien, mais cette année, de moyenne, nous sommes plutôt entre 40 et 42. C'est excellent », analyse Louis Antin.

En orge, la récolte est jugée « bonne à très bonne ». A La Dauphinoise, les rendements varient entre 64 et 65 quintaux à l'hectare, quand ils sont autour de 56 en moyenne, pour une qualité jugée très satisfaisante (69 de poids spécifique moyen). Les rendements sont autour de 70 quintaux chez Terre d'Alliances (la moyenne se situe plutôt à 64) et le PS est aux environs de 69-70 aussi. Il est aussi de 70 Chez Cholat, avec même des pointes allant jusqu'à 73-74.

Pierre Chavallard estime les résultats en blé un peu plus hétérogène, même si le groupe enregistre de bonnes moyennes, puisque la qualité est au rendez-vous. « Mais il y a de fortes disparités selon les sols. Les quelques périodes de sécheresse qui se sont succédées ont pénalisé les terrains superficiels ou mal irrigués. Par contre, dans les « bonnes terres à blé », nous avons régulièrement obtenu des récoltes de 90 à 100 quintaux l'hectare ». La protéine était autour de 12 et le poids spécifique oscillait entre 76 et 80. Terre d'alliances a enregistré des résultats comparables, estimant « son rendement moyen à 78 quintaux l'hectare et à trois chiffres aussi dans les parcelles irriguées ou les terres peu profondes ». C'est la même chose du côté de La dauphinoise. La moyenne des rendements est autour de 72 quintaux, mais certains tournent autour de 105-106. « Ce sont des chiffres que j'avais pu connaître en période d'intensification, mais je ne les avais jamais vu depuis que nous travaillons de manière raisonnée », souligne Louis Antin.

Pour ces professionnels, cette récolte devrait redonner le moral aux céréaliers qui ont dû essuyer de mauvaises campagnes ces dernières années. A condition que les prix soient au rendez-vous.

Inquiétude pour le maïs

Pour ces professionnels, cette récolte devrait redonner le moral aux céréaliers qui ont dû essuyer de mauvaises campagnes ces dernières années. A condition que les prix soient au rendez-vous.

Si les céréales à paille ont fait bonne impression, l'inquiétude grandit actuellement pour les maïs. Ils auraient besoin d'une pluie qui ne vient pas. Pierre Chavallard estime que 15 à 20 % de la sole présentent déjà un état difficile. « Autour du 14 juillet, la plante a besoin de bons orages pour son développement. Cela n'a pas été le cas cette année. Cela va manquer », estime le responsable de production végétale.

Isabelle Brenguier

 

 

 

crainte sur le mäis