Réaumont
Utiliser les chevaux pour accompagner le handicap
EQUITHERAPIE/ Depuis un an, Audrey Rigaud a créé l'association Asclépios et exerce sa fonction d'équithérapeute au sein de deux centres équestres isérois. Une approche thérapeutique différente qui s'adresse à tous types de handicap.
Utiliser le cheval comme médiateur, pour apporter un mieux-être aux personnes souffrant de handicap physique ou psychique. Voilà ce que propose Audrey Rigaud, équithérapeute et présidente de l'association Asclépios. Psychologue, elle a découvert l'équithérapie au cours d'une colonie à cheval. « A l'époque, j'étais en quatrième année de psychologie et j'encadrais des colonies à cheval, au mois d'août. J'ai toujours pratiqué l'équitation, mais là, la relation qui s'instaurait entre cet animal et ces jeunes m'a interpellée », raconte-t-elle. Elle en fait d'ailleurs son sujet de recherche lors de sa seconde maîtrise de psychologie, mais « j'ai eu du mal à trouver une formation qui accepte ce sujet, car même si c'était assez connu en psychomotricité, ça ne l'était pas du tout dans ma matière principale ».
Différent du sport adapté
Finalement, elle trouve une structure associative d'une vingtaine d'années d'existence, où elle se forme à l'équithérapie. Après plusieurs années d'exercice, elle crée Asclépios en juin 2010, et travaille actuellement en partenariat avec deux centres équestres : les nouvelles écuries du Centaure à Réaumont, et la ferme du Mas à Meyrié. « Il y a eu un long moment de recherche d'écuries qui saisissent bien le sens de notre démarche, et acceptent de lui faire une place. Je me suis rapprochée d'Hand'ICV et j'ai finalement trouvé des partenaires, explique-t-elle. Au sein de ces écuries, il y a des professeurs de sport adapté. Ce n'était pas une condition, mais cela veut dire que la cavalerie est adéquate et qu'il y a un véritable accueil pour les personnes en situation de handicap. Il ne faut pas qu'il y ait de concurrence entre ces professeurs et nous, et surtout que la différence soit bien comprise ».
Car, la spécificité de l'équithérapeute n'est pas d'apprendre aux patients à monter à cheval. Le but est d'accompagner des personnes en difficultés psychologiques, psychiatriques, physiques ou cognitives, grâce à un outil qui est, dans ce cas précis, le cheval. « Il n'y a pas d'objectif pédagogique. Ce n'est pas le cheval qui soigne la personne, mais on l'utilise pour amener la personne à se trouver dans des situations spécifiques. Les patients ont tous un point commun, quel que soit leur handicap : celui d'avoir des difficultés ou des souffrances qui peuvent être accompagnées par un médiateur », précise Audrey Rigaud.
Un choix de chevaux particulier
En contact avec des particuliers ou des institutions spécialisées (type instituts médico-éducatifs, foyer d'accueil médicalisé, association des paralysés de France etc), les séances se mettent en place conjointement avec les porteurs de projet, « qui peuvent être des éducateurs spécialisés, des ergothérapeutes, des psychomotriciens. On constitue ensemble le groupe, en cherchant à savoir ce qui rassemble les personnes en termes de difficultés, et non de handicap », note l'équithérapeute.
Suivent alors plusieurs séances où elle leur propose des axes de travail - jeux, soin aux chevaux etc -, en présence des encadrants. Un travail qui nécessite un choix d'animal particulier : « On prend des chevaux curieux, qui vont naturellement vers l'humain, et qui ne sont pas trop larges, car nous avons des patients avec des problèmes de motricité. Il y a un gros travail de sensibilisation à faire, pour qu'il n'y ait aucun problème lorsqu'il y a de l'agitation autour de l'animal ».
Trois séances au minimum sont organisées, « mais rien n'est fixé, le but n'est pas de suivre les gens pendant quatre ans. L'objectif n'est pas de chercher la progression à tout prix et ce serait très présomptueux de se dire que c'est simplement grâce à notre séance d'une heure que la personne se sent mieux, ajoute Audrey Rigaux. Si la personne fait des progrès, c'est aussi le résultat d'une prise en charge annuelle par d'autres institutions spécialisées, même si c'est évident qu'il y a des modifications comportementales lors de la séance d'équithérapie ».
Lucile Ageron
Différent du sport adapté
Finalement, elle trouve une structure associative d'une vingtaine d'années d'existence, où elle se forme à l'équithérapie. Après plusieurs années d'exercice, elle crée Asclépios en juin 2010, et travaille actuellement en partenariat avec deux centres équestres : les nouvelles écuries du Centaure à Réaumont, et la ferme du Mas à Meyrié. « Il y a eu un long moment de recherche d'écuries qui saisissent bien le sens de notre démarche, et acceptent de lui faire une place. Je me suis rapprochée d'Hand'ICV et j'ai finalement trouvé des partenaires, explique-t-elle. Au sein de ces écuries, il y a des professeurs de sport adapté. Ce n'était pas une condition, mais cela veut dire que la cavalerie est adéquate et qu'il y a un véritable accueil pour les personnes en situation de handicap. Il ne faut pas qu'il y ait de concurrence entre ces professeurs et nous, et surtout que la différence soit bien comprise ».
Car, la spécificité de l'équithérapeute n'est pas d'apprendre aux patients à monter à cheval. Le but est d'accompagner des personnes en difficultés psychologiques, psychiatriques, physiques ou cognitives, grâce à un outil qui est, dans ce cas précis, le cheval. « Il n'y a pas d'objectif pédagogique. Ce n'est pas le cheval qui soigne la personne, mais on l'utilise pour amener la personne à se trouver dans des situations spécifiques. Les patients ont tous un point commun, quel que soit leur handicap : celui d'avoir des difficultés ou des souffrances qui peuvent être accompagnées par un médiateur », précise Audrey Rigaud.
Un choix de chevaux particulier
En contact avec des particuliers ou des institutions spécialisées (type instituts médico-éducatifs, foyer d'accueil médicalisé, association des paralysés de France etc), les séances se mettent en place conjointement avec les porteurs de projet, « qui peuvent être des éducateurs spécialisés, des ergothérapeutes, des psychomotriciens. On constitue ensemble le groupe, en cherchant à savoir ce qui rassemble les personnes en termes de difficultés, et non de handicap », note l'équithérapeute.
Suivent alors plusieurs séances où elle leur propose des axes de travail - jeux, soin aux chevaux etc -, en présence des encadrants. Un travail qui nécessite un choix d'animal particulier : « On prend des chevaux curieux, qui vont naturellement vers l'humain, et qui ne sont pas trop larges, car nous avons des patients avec des problèmes de motricité. Il y a un gros travail de sensibilisation à faire, pour qu'il n'y ait aucun problème lorsqu'il y a de l'agitation autour de l'animal ».
Trois séances au minimum sont organisées, « mais rien n'est fixé, le but n'est pas de suivre les gens pendant quatre ans. L'objectif n'est pas de chercher la progression à tout prix et ce serait très présomptueux de se dire que c'est simplement grâce à notre séance d'une heure que la personne se sent mieux, ajoute Audrey Rigaux. Si la personne fait des progrès, c'est aussi le résultat d'une prise en charge annuelle par d'autres institutions spécialisées, même si c'est évident qu'il y a des modifications comportementales lors de la séance d'équithérapie ».