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Conseil départemental

Volonté de soutien sans faille

Volonté de soutien sans faille

C'est un réel attachement que porte le conseil départemental en faveur du secteur économique agricole. Vendredi dernier, a eu lieu la traditionnelle remise de diplômes et de médailles aux lauréats isérois qui ont participé au dernier concours agricole de Paris, au début de l'année. Un moment que les élus des différents territoires mettent à profit pour féliciter les candidats, quel que soit leur classement. Leur participation est déjà méritoire car elle demande un investissement au moins en temps.
«  Nous sommes là aussi pour partager vos inquiétudes », rappelle Jean-Pierre Barbier, président du conseil départemental de l'Isère, mais aussi pour esquisser des solutions. « Nous impulsons le pôle agroalimentaire départemental pour que les filières retrouvent une valeur ajoutée dans les exploitations », confirme-t-il. Mais pour lui, pas question de mettre en place « un machin ». « La gouvernance de ce futur outil doit aller aux professionnels, ceux de la production, ceux de la transformation, ceux de la commercialisation », affirme-t-il. Une étude est lancée dont les résultats sont attendus pour fin juin. « Nous devons recréer des liens de confiance entre les consommateurs et les produits de qualité (...) Dès la rentrée (de septembre, ndlr) on essaiera de mettre en place des actions pour faire revenir cette valeur ajoutée », annonce-t-il.
Jean-Claude Darlet, président de la chambre d'agriculture de l'Isère, a, quant à lui, attiré l'attention des élus nationaux, sur l'empilement des contraintes « mais aussi sur celles qui se profilent ». Et là, l'élu professionnel se montre alarmiste : « les trois-quarts du département pourraient être classés en zone vulnérable. C'est une véritable bombe à retardement », ce classement imposant des mises aux normes que peu d'exploitations pourront honorer compte-tenu de la situation économique générale de l'agriculture. « Si on ne recrée pas de la valeur ajoutée pour les exploitations, si on ne renforce pas les circuits, beaucoup d'acteurs économiques disparaîtront, prévient-il. Or la diversité des produits, c'est une diversité des productions, donc des paysages dans notre département. Donc la présence aussi du tourisme. Si on veut développer l'économie du département, il faut des agriculteurs debout sur tout son territoire. » Les choses sont dites.

Jean-Marc Emprin 

En bref

 

Participation

Les déplacements des candidats éleveurs à Paris pour le Salon de l'agriculture représentent un investissement important pour chacun d'eux, autant en temps passé qu'en frais de transport ou d'inscription, pour chaque animal inscrit. Le conseil départemental a pris en charge une partie de ces sommes. « Je le faisais déjà en tant que président de communauté de communes, rappelle Jean-Pierre Barbier, il est logique que je continue à la faire en tant que président du conseil départemental. » 

 

Pôle Viande

Le Département vient d'attribuer 502 800 euros à la chambre d'agriculture pour créer un pôle « viandes locales », base du futur pôle agroalimentaire de l'Isère. L'objectif est aussi de développer les circuits de proximité, de valoriser la production locale dans un souci de pratiques écologiques et responsables.

 

Noix et noix

La Sarl Noix et noix de Saint-Hilaire-du-Rosier vient de se voir attribuer 10 000 euros de la part du conseil départemental afin d'augmenter ses volumes de production et d'élargir sa gamme de produits.

 

Objectif tourisme

Le conseil départemental vient d'allouer 2,89 millions d'euros à Isère Tourisme afin que « l'Isère s'inscrive durablement dans le classement des dix départements français les plus visités ».

 JME