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Transport

Barbier partisan du « maillage pour tous »

Le 4 février, à Grenoble, le Conseil départemental a inauguré le premier des « rendez-vous de la mobilité ». Objectif : revoir la question des déplacements en Isère pour améliorer l'attractivité des territoires.
Barbier partisan du « maillage pour tous »

Dans certains secteurs du département, le bouchon est une obsession. Et c'est pour décongestionner la situation que le Conseil départemental a pris l'initiative de convier acteurs socio-économiques, opérateurs de transports, élus et association au premier des « rendez-vous de la mobilité ». Objectif des ateliers thématiques de ce 4 février : trouver des solutions pour résoudre l'épineuse question des déplacements en Isère et, partant, améliorer l'attractivité et le développement économique des territoires.
La partie n'est pas gagnée. Un chiffre : sur les trois millions de déplacements quotidiens effectués dans la seule « grande région grenobloise », 350 000 sont des flux d'échange entre les territoires. Ces déplacements quotidiens, pour beaucoup effectués dans des créneaux horaires très restreints, contribuent à l'engorgement proverbial de la cuvette grenobloise et nuisent à l'attractivité de l'agglomération. « Depuis 10 ans, nous traversons une crise, relate Jean-Pierre Barbier, le président du Département. Les entreprises ont besoin d'une accessibilité, de logistique et de fret favorable. » Comme « on ne va pas abattre les montagnes » qui enserrent le territoire, il faut explorer d'autres pistes. « La solution n'est pas unique : il faut un bouquet de multimodal avec une vision à long terme », résume l'élu en conclusion de la matinée.
Par « bouquet multimodal », il faut entendre évolution de la « connectivité », autrement dit amélioration qualitative des dessertes air-fer-route, complémentarité des réseaux, développement des modes de transport alternatif... et du numérique (le télétravail pouvant résoudre pas mal de difficultés). « Il faut veiller à maintenir des équilibres en Isère pour garder des emplois sur tous les territoires et éviter les transports pendulaires », insiste Bernard Pérazio, vice-président du Département en charge de la voirie. D'où l'importance de réfléchir à un maillage qui permette de relier les territoires entre eux et d'instaurer « une nouvelle gouvernance pour des transports plus simples, plus fluides et le moins cher possible ». Mais, rappelle le président Barbier, « si c'est moins cher pour l'usager, c'est plus cher pour le contribuable ». C'est aussi le prix du « maillage pour tous ».

Marianne Boilève