La 55e édition de la Foire de printemps se prépare
A Beaucroissant le 16 avril, l’heure est aux préparatifs de la 55e édition de la Foire de printemps. Elus et agents techniques se pressent pour que tout soit prêt pour accueillir les nombreux visiteurs attendus.
« Un renouvellement qui s’inscrit dans la continuité », lance le 16 avril, Christiane Carneiro, nouvelle maire de Beaucroissant, à l’occasion de la conférence de presse organisée en amont de la 55e édition de la célèbre foire, qui se tiendra les 25 et 26 avril prochains.
Elue il y a tout juste un mois, alors qu’elle prend ses marques tant pour la gestion des affaires courantes que pour l’organisation de « ce grand évènement », l’édile se satisfait de pouvoir compter sur « une belle équipe composée de binômes d’élus, de techniciens et de bénévoles expérimentés et organisés », au fait de tout ce qu’il faut préparer pour installer les restaurants et exposants et organiser en matière de logistique et de communication.
« Ce n’est pas une mince affaire. Sans eux, il n’y aurait pas de foire et notre village de 1 837 âmes ne prendrait pas la dimension qu’il connaît chaque année fin avril et début septembre. »
Plus de 600 exposants
Pour autant, même si chacun est à son affaire et que « tous les préparatifs sont rondement menés », « il y a du boulot et il faut toujours faire avec des aléas ». Cette année, c’est avec l’arrivée inopinée de caravanes de gens du voyage que l’équipe doit composer. « Leur installation sur le champ de foire rend compliquée les préparatifs de nos équipes techniques et des forains. Ils devraient cependant être partis bien avant la foire », espère Christiane Carneiro.
Le contexte national et économique actuel a aussi occasionné des craintes aux organisateurs. Mais aujourd’hui, les signaux sont au vert. « La foire est en bonne santé, assure la maire. A dix jours de l’évènement, plus de 600 exposants (contre 620 l’an passé, NDLR), dont 40 agricoles, ont déjà confirmé leur venue. Après les années difficiles que nous avons connu suite au covid, nos finances mises à mal, repassent en positif. Cela nous redonne espoir ».
S’agissant de la venue des animaux, très appréciés des visiteurs, ils sont tous attendus, sauf la volaille, qui pour l’heure, n’a pas l’autorisation de la DDT. « Mais jusqu’à la dernière minute, cela peut changer. » Quant aux bovins, absents de la dernière Beaucroissant de septembre pour cause de DNC, le public aura le plaisir de les revoir, amenés par l’illustre Max Josserand.
Pistes de développement
L’organisation de la foire passe par le respect de nombreuses exigences sécuritaires et sanitaires. Ainsi, la nouvelle maire fait état du passage à l’électrique par de nombreux restaurants, de la venue de 50 forces de l’ordre et de la mise en place de 41 caméras, en lien direct avec la gendarmerie de Renage.
Toujours présente à Beaucroissant pour assurer la bonne ambiance et permettre la diffusion de messages d’alerte si la situation le nécessitait, Radio Foire sera pour la première fois streamé en direct sur le site de la foire. Et sur le champ, plus de 300 haut-parleurs ont été installés.
Indiquant que l’avenir de la foire était au cœur de ses préoccupations, l’édile évoque les pistes de développement sur lesquelles elle mise : l’artisanat, les produits locaux, l’horticulture et l’arboriculture. « Notre liste d’attente compte plus d’une centaine d’exposants ou d’établissements. Mais nous restons toujours attachés à faire venir des structures de qualité, en lien avec notre identité rurale. »
Si Christiane Carneiro est tournée vers l’avenir, elle n’oublie pas pour autant d’où vient la foire. Ainsi, elle rappelle ses origines -qui remontent à 1219 pour la première foire d’automne- et la création de la foire d’avril née pour répondre aux besoins concrets des agriculteurs et des éleveurs du territoire au moment où tout redémarre au printemps. Aujourd’hui, cette « petite foire » accueille chaque année entre 80 et 100 000 visiteurs.
Isabelle Brenguier
« Main dans la main avec les collectivités »
Dans son nouveau fauteuil de maire de Beaucroissant, Christiane Carneiro se présente comme « une femme de terrain et à l’écoute ». Une semaine avant sa première Beaucroissant de printemps, elle partage ses ambitions pour sa commune et l’évènement qui deux fois par an la transforme.
Pouvez-vous vous présenter ?
Christiane Carneiro : « Mère de deux grands enfants, assistante de direction de métier, je suis arrivée à Beaucroissant il y a 26 ans, en quête d’une maison et d’un cadre de vie paisible et agréable. Mon implication dans la vie locale a commencé par le club de gym. Je suis rapidement devenue présidente des associations et conseillère déléguée au sein de la commune, puis adjointe lors du précédent mandat.
Qu’est ce qui porte votre engagement ?
J’ai toujours été animée par l’envie de concrétiser les demandes des habitants et de faire avancer le village. C’est pour cela que j’ai voulu m’impliquer dans la vie de la commune.
Qu’est ce qui caractérise Beaucroissant selon vous ?
Notre commune est un lieu où il fait bon vivre et qui est financièrement plus accessible que d’autres. Mais quand on arrive à Beaucroissant, il faut savoir que nous organisons cette grande foire et que cinq jours par an, on ne peut pas circuler dans le village et avoir une vie quotidienne « normale ». Les habitants le savent et l’acceptent très bien. Nombre d’entre eux d’ailleurs sont des bénévoles et viennent étoffer nos équipes d’élus et d’agents techniques pour que l’évènement se déroule au mieux.
Comment voyez-vous l’avenir de la foire ?
Si je souhaite que notre manifestation reste attachée à ses origines agricoles et rurales, je souhaite aussi la faire innover en faisant davantage venir des artisans, des producteurs locaux, des horticulteurs et des arboriculteurs. Attachée à ce que nous gardions la main sur sa gestion, j’ai aussi envie que nous nous ouvrions aux collectivités telles que la Communauté de communes de Bièvre-Est, le Département de l’Isère et la Région Auvergne-Rhône-Alpes et que nous travaillons main dans la main avec elles ».
Propos recueillis par Isabelle Brenguier