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Viticulture

La cave de Bernin cherche des apporteurs

La cave coopérative de Bernin-Le Touvet peine à trouver de la production.
La cave de Bernin cherche des apporteurs

« Les résultats sont bons, mais nous manquons d'apporteurs, regrette Jean-Pierre Amaudru, le président de la cave coopérative de Bernin. Nous avons de gros soucis. » La dernière campagne n'a permis de produire que 240 hectolitres de vin contre 314 en 2015. « Le nombre d'apporteurs se réduit d'année en année, nous ne sommes plus que 10 contre treize l'an passé », explique-t-il. Les plus anciens arrêtent et les vieilles vignes sont arrachées. De plus, les rendements de la dernière vendange n'ont pas été à la hauteur en raison des maladies : mildiou et black-rot.

Lors de l'assemblée générale, qui s'est déroulée fin janvier, quelques idées ont été émises mais les pistes de développement sont ténues. Si des jeunes s'installent, leurs exploitations ne sont pas encore assez rentables. Les quantités ne sont plus là. « Nous observons un creux au niveau de la coopérative, mais nous ne voulons pas augmenter les prix sinon, les clients n'achèteraient pas », reprend le président. La verdesse de la cave connaît toujours le même succès et le magasin s'est diversifié en vendant aussi des huiles d'olive ou de noix et d'autres produits régionaux. La vente de marchandises a rapporté 70 000 euros de chiffre d'affaires en 2016, un résultat honorable comparé à 2015, mais qui devrait se réduire l'année prochaine. Achat de matière première, salaires et charges deviennent difficiles à couvrir.
Les adhérents de la cave de Bernin aimeraient réaliser la vente des 5 000 m2 de bâti et de terrain de la cave du Touvet à Saint-Vincent-de-Mercuze, mais l'affaire traîne un peu. « Et puis nous cherchons des vignes », reprend Jean-Pierre Amaudru. Le vignoble regroupe aujourd'hui 8 hectares de parcelles.

Isabelle Doucet