La Prévention Routiére décroche !
Portables au volant: attention danger
Aujourd'hui près de 58% des Français possède un smartphone, et ce taux d'équipement dépasse celui des ordinateurs. Les 18-24 ans consultent leurs smartphone environ 50 fois par jour. Sur la route, de nombreuses applications accessibles sur smartphone et objets connectés ont largement fidélisé des millions d'usagers dans le but de les aider mais surtout parfois, de déjouer les contrôles routiers ou détourner leur attention de la route.En 2017, la Prévention Routière souhaite susciter une prise de conscience et sensibiliser les usagers de la route (automobilistes, piétons, cyclistes, motards) aux risques routiers qu'implique l'utilisation du téléphone sur la route. C'est pourquoi elle réalisera une étude d'observation à grande échelle pour apporter des résultats tangibles sur l'usage du téléphone au volant. Elle mènera une campagne de sensibilisation au niveau national sur cette thématique auprés des dizaines de milliers d'enfants, de jeunes, de séniors et de salariés sur le terrain grâce à la mobilisation de ses bénévoles. Afin d'ouvrir le débat pulic sur ce fléau, l'association, avec le soutien de son conseil médical, remettra en fin d'année un livre blanc aux pouvoirs publics avec des propositions concrètes.
1. Il me faut seulement 5 secondes pour écrire un texto !
Ecrire un simple message demande en réalité bien plus de temps ! Une expérimentation a montré qu'écrire un message simple «I'm on my way home» prenait en moyenne au conducteur 37 secondes, période durant laquelle l'automobiliste déportait 17 fois son regard de la route. Au total, le conducteur circulait en aveugle pendant 26 secondes, ce qui équivaudrait à une distance de 360 m parcourus à 50 km/h, ou 650 m à 90 km/h.
2. Au feu rouge ou à l'arrêt dans les bouchons, je peux utiliser mon téléphone.
L'usage d'un téléphone par le conducteur d'un véhicule en circulation est interdit (art. R.412-6-1 du code de la route). L'infraction est santionnée d'une amende de 135 euros et d'une perte de 3 points.
3. Ecouter la radio ou discuter avec un passagers, ça revient au même que téléphoner.
Un passsager "vit" la route et suspendra de lui-même la conversation en cas de difficulté ou interviendra pour signaler un danger, contrairement à un interlocuteur. De plus, un conducteur porte une attention plus grande à une conversation téléphonique qu'à la radio, qui ne le concerne pas personnellement et avec lequelle il n'interagit pas.
4. A vélo, j'ai le droit de téléphoner.
Comme pour tout véhicule, il est interdit de téléphoner à vélo et de porter à l'oreille tout dispositif suseptible d'émettre du son (oreillettes, écouteurs, casques audio). Cette infraction est passible d'une contravention de 4 ème classe (135€).
5. Avec Siri ou Google Now, plus de problème de sécurité pour téléphoner ou consulter mes messages.
Les systèmes de reconnaissance vocale (Siri, Cortana, Google Now, système embarqués sur véhicules...) ont montré leurs limites lors de différentes expérimentations et études. Ainsi le temps de réaction d'un conducteur est doublé lorsqu'il est en mode vocal, soit autant qu'en écrivant manuellement les messages. De même le regard se déporte tout autant de la route.