Les nuciculteurs bio isérois en plein questionnement
Ces dernières années, de nombreux nuciculteurs ont fait le choix de l’agriculture biologique. Mais face à la hausse des charges, aux contraintes techniques spécifiques du noyer et aux incertitudes sur les débouchés, la question de la viabilité économique de ce mode de production se pose.
Grâce aux convaincus de la première heure et aux plus récents convertis, de nombreux vergers de noix isérois sont désormais conduits en agriculture biologique. La tendance s’est d’ailleurs accrue depuis les années 2020, à la faveur d’un intérêt plus marqué pour ce mode de production, d’une forte pression sociétale, de l’expectative d’une meilleure valorisation économique et d’aides à l’hectare de la PAC pour la conversion. Ainsi, dans l’AOP noix de Grenoble, selon Christian Nagearaffe, président du Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble (CING) et de l’Association nationale noix de France (A2NF), 20 % des producteurs de l’AOP sont en bio. Mais aujourd’hui, dans la noyeraie, certains s’interrogent. Sans remettre en question les fondements qui les ont conduits à franchir le pas, ils se demandent s’ils peuvent encore poursuivre dans cette voie. En cause, l’absence de rentabilité économique. Plusieurs facteurs concomitants et étroite...
La suite est réservée à nos abonnés.