Un monde fou à Plantes en folie
Végétal / La deuxième édition de Plantes en folie, au château de Pupetières à Châbons, s’inscrit désormais comme un incontournable dans le calendrier végétal de l’année.
Du soleil, de nombreux exposants, un cadre exceptionnel : tous les ingrédients étaient réunis pour que la quatrième édition de Plantes en folie au château de Pupetières à Châbons soit une réussite.
Le nombre de visiteurs a dépassé la dizaine de milliers durant le week-end des 25 et 26 avril, tous repartant avec les bras chargés de végétaux, dûment aidés par les scouts et leurs brouettes si le volume de plantes devenait trop imposant.
« On trouve des plantes que l’on ne voit nulle part ailleurs », lançait émerveillée une fan de ces journées. Les palmiers côtoient les plantes carnivores, la spiruline, les cactus, les vivaces, les plantes aromatiques, les rosiers, les arbustes, les fruitiers, les orchidées, les bulbes d’amaryllis, les fuchsias, les pivoines et autres camélias. Certains repartent aussi avec quelques poules — d’ornement et/ou pondeuses — ou encore des objets de décoration de jardin, des bijoux artisanaux, quelques friandises.
Aymar de Virieu, le propriétaire du château et organisateur de la manifestation, n’a pas manqué de remercier ses partenaires pour la dimension qu’ils donnent à l’événement. Plusieurs prix ont été remis pour l’occasion, une façon de récompenser les exposants pour la qualité de leur prestation végétale.
Table de mariage
Il ne fallait pas non plus manquer la visite du château, décoré pour l’occasion par l’artiste en créations florales Florence Recoura.
Elle avait imaginé pour cette édition de Plantes en folie une somptueuse table de mariage en herbe de la pampa et fleurs séchées baptisée « Élégance au naturel », à mi-chemin entre un déjeuner sur l’herbe et un festin d’apparat.
Des mannequins stylisés parés de robes végétales surprenaient les visiteurs dans chaque pièce de la demeure.
Le château de Pupetières donne d’ores et déjà rendez-vous aux amateurs de plantes les 26 et 27 septembre pour la 14e édition des Journées de plantes.
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« J’avais toujours l’agriculture à l’esprit »
Lauréat / Guillaume Michoud s’est lancé dans la production de miscanthus à Brangues. Il est le lauréat de Terre Dauphinoise dans le cadre du Prix de Pupetières.
Guillaume Michoud est producteur de miscanthus à Brangues au sein de l’EARL du Château. Ce double actif, chauffeur routier, signe son retour à l’agriculture en reprenant les rênes de l’exploitation familiale située à un jet de pierre du château de Brangues.
« Mon grand-père était double actif. Lorsqu’il a pris sa retraite, mon père n’a pas souhaité reprendre l’exploitation car il travaillait par ailleurs et moi, j’étais trop jeune et j’ai poursuivi d’autres études. Mais j’avais toujours l’agriculture à l’esprit », explique Guillaume Michoud.
Il s’est installé en 2022, reprenant les terres familiales entre production de fourrages, de céréales livrées à Oxyane et pension de chevaux. « Je me suis agrandi et j’ai découvert le miscanthus. J’avais une écurie aux Avenières, j’ai fait des essais de paillage pour la litière qui étaient concluants et j’ai eu l’idée d’en cultiver. Je ne suis renseigné sur cette culture qui est très économique et très écologique, dans l’air du temps. La première plantation a eu lieu en 2021 et la deuxième en 2023 », poursuit-il.
Sur 30 hectares, 4 ha sont désormais consacrés au miscanthus. Cette plante pérenne, qui peut être installée pour 15 à 20 ans, peut atteindre un rendement jusqu’à 15 à 20 t/ha. « Elle n’a pas besoin d’intrants et seulement l’eau du ciel », explique le producteur. Communément, le miscanthus était implanté en couvre-sol sur des terres peu productives. « Donc sur les bonnes terres, ça pousse tout seul », constate Guillaume Michoud.
Le miscanthus est ensilé comme un maïs entre la mi-mars et début avril. Il n’a pas besoin de séchage. Le producteur conditionne le paillage en petits sacs pour les particuliers ou en big-bag de 250, 500 ou 950 litres pour les professionnels. Son principal acheteur est la société Sorexto à Saint-Victor-de-Morestel, spécialisée dans la fabrication de supports de culture (terreaux, amendements organiques et paillages). Le miscanthus est principalement utilisé pour le paillage des jardins et les litières animales (poules, chevaux etc.).
Plantes d’ici
Pour Guillaume Michoud, l’objectif est de développer cette production pour en faire son activité principale d’ici deux à trois ans. Il espère agrandir son exploitation en retrouvant des terres alentour. Il développe son activité dans le bâti de l’ancienne ferme familiale, des granges en vielles pierres qui ne servaient plus à grand-chose et où il compte encore installer une dépoussiéreuse pour capter les particules fines du miscanthus.
Présent pour la première année à Pupetières sur les conseils des exposants Avenir vers de Chimilin, il a découvert dans cet écrin une véritable vitrine. « Il n’y a rien de mieux pour se faire connaître. Je pense que je vais revenir tous les ans », déclare-t-il en appréciant le cadre bucolique de la manifestation.
Sa démarche a été distinguée par Terre Dauphinoise, partenaire de Plantes en folie, qui lui a décerné le prix Plantes d’ici et pas d’ailleurs.
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Prix Plantes en folie 2026
Prix des Plantes d’ici et pas d’ailleurs remis par Terre Dauphinoise : Earl du Château (38)
Prix du Territoire remis par Bièvre Est : La Cueillette sauvage, tisanière (38)
Prix de la Qualité botanique remis par Châbons : Pépinières Val et Bonvivier (01)
Prix Terroir et diversité remis par le Crédit agricole : Les jardins d’Olouise (38)
Prix Innovation et développement remis par le Département : Paysage du Bocsozel (38)
Prix Qualité et esthétique remis par champagne Deutz : Les Jardins du moulin (52)
Prix Coup de cœur remis par Pupetières : Adeline Fédry, céramiste (69)